Accueil des gens du voyage: un terrain existe à Bruxelles mais c'est insuffisant

Actuellement en travaux, le terrain pour les gens du voyage se trouve à Haren, en bordure de la voie ferrée, à côté d'un terrain à l'abandon. Certes, ce n’est pas le grand luxe mais c’est mieux que rien dans un contexte de rejet et de défiance à l'égard des Roms, des gitans et des personnes au mode de vie nomade.

Depuis son ouverture, en octobre 2011, le terrain n'a pas désempli. Si elle a permis de réduire les occupations sauvages, l'initiative de la ville de Bruxelles ne suffit pas. Safet Kryemadhi est le chef de cabinet-adjoint de l'échevin de l’Égalité des chances : "Cela répond à un besoin mais c’est insuffisant. Nous sommes les seuls en Région bruxelloise à le faire. Il faudrait augmenter ce genre d’initiatives." Et Safet Kryemadhi d’aller plus loin : "Je pense qu’il y aura un effet d’émulation car chacun peut profiter de l’expérience de l’autre."

Pourtant, cette politique d'accueil des gens du voyage reste plutôt impopulaire auprès des électeurs. "Je ne le vous fais pas dire… C’est un acte de volonté politique. C’est simplement la traduction concrète d’une intention proclamée par tous."

En l'occurrence une résolution adoptée en 2004 par une large majorité du Parlement bruxellois. Reste maintenant à passer aux actes.

Philippe Carlot 

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