Accord chez NLMK Clabecq : le plan social et industriel accepté par les ouvriers

Accord chez NLMK Clabecq : le plan social et industriel accepté par les ouvriers
Accord chez NLMK Clabecq : le plan social et industriel accepté par les ouvriers - © Tous droits réservés

Après l’accord, la semaine dernière, des employés, les ouvriers du sidérurgiste ont validé, cette nuit, le plan d’accord social et industriel.

Pour les syndicats, ces négociations pour passer de 290 licenciements à 201 ont été difficiles : "On a tout fait pour obtenir le maximum, on a négocié très durement avec un employeur très difficile, très dur dans la négociation", nous explique Lahoucine Ourhribel, délégué CSC Metea. " On ne peut jamais dire qu’on est content dans des situations pareilles mais ce qu’on a négocié permettra aux personnes licenciées de partir avec quelque chose pour tenir le coup et disposer d’un certain temps pour retrouver du travail", ajoute-t-il.

Concrètement, ce protocole prévoit des indemnités de départ "extralégales" basées sur l’ancienneté. Un volet RCC prépension a aussi été arraché : "Les ouvriers pourront partir à 59 ans, ils font leurs calculs pour savoir s’ils optent pour le plan social ou s’ils partent en prépension avec des primes correctes", explique Lahoucine Ourhribel.

De conditions correctes pour ceux qui restent

L’objectif des organisations syndicales était double : permettre à ceux qui le souhaitent de partir dans de bonnes conditions mais permettre aussi à ceux qui restent dans l’entreprise de travailler dans des conditions acceptables : "Nous avons demandé un équilibre entre investissement humain et dans les machines. Pour pouvoir produire les produits à haute valeur ajoutée que nous demande le marché, la direction devait comprendre qu’elle devait former ses travailleurs mais aussi investir dans de bonnes machines", ajoute le délégué CSC.

Les syndicats rappellent que la situation du marché est très problématique, la guerre entre l’Asie et les USA provoque une arrivée massive de l’acier chinois en Europe, à des prix défiants toute concurrence. Il faut donc que la Belgique reste attractive pour les grands groupes en proposant, notamment, de la très bonne qualité.

Côté salaire, le délégué syndical explique que le protocole d’accord contient aussi un "effort de modération salariale" mais que le pouvoir d’achat des travailleurs ne devrait pas être touché.

Des cellules de reconversions vont être mises en place pour accompagner les travailleurs licenciés. Du côté de la CSC, on se dit soulagé : "Ce plan social est correct et, conjugué avec le plan d'accompagnement et d'insertion  qui sera mis en place dans le cadre de la cellule de reconversion, nous espérons qu'il permettra aux travailleurs licenciés de traverser cette période très difficile", conclu Lahoucine Ourhribel.

Le 17 janvier dernier, la direction du groupe sidérurgique NLMK annonçait vouloir se séparer d"un travailleur sur deux du site de Clabecq ....

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