Les conducteurs de la STIB blessés obligés de travailler?

accidents de travail à la Stib : quid des reclassements ?
accidents de travail à la Stib : quid des reclassements ? - © flikr.com

Des conducteurs de la STIB en arrivent-ils à conduire leur véhicule blessés ou sous médicaments parce que l'entreprise refuse d'assurer leur reclassement après un accident de travail ? C'est ce que craint la députée Ecolo Céline Delforge, elle se base sur des témoignages recueillis auprès de membres du personnel. L'assureur de la STIB jouerait également un rôle néfaste.

Les accidents du travail sont en baisse à la STIB en 2010, de 7,5% par rapport à 2009. C'est une bonne nouvelle, sauf pour les conducteurs de tram. Chez eux, les accidents du travail sont en hausse.

Mais on constate aussi une importante hausse des accidents du travail refusés par l'assureur-loi de la société bruxelloise de transport public. Au point, parfois, de contraindre des chauffeurs à reprendre le travail beaucoup trop vite, selon Céline Delforge, députée Ecolo : "A cause de la crainte de perdre son emploi, de plus en plus de conducteurs de la STIB travaillent alors qu’ils ne sont pas en état de le faire. Des gens qui conduisent sous l’influence des médicaments contre-indiqués pour la conduite. Il m’est arrivé de recevoir des photos de conducteurs en service portant une minerve !"

Dans sa réponse, la ministre de la mobilité Brigitte Grouwels n'a pas vraiment abordé le fond du problème : "Les employés de la STIB victimes d’un accident du travail bénéficient toujours, et sans exception, de conditions de travail adaptées à leurs restrictions physiques et médicales".

Les refus de reconnaissance des accidents de travail par l'assurance ont bien augmenté, admet la ministre. C'est un phénomène général dû à la crise de 2008. Les clients de la STIB attendaient sans doute une réponse plus rassurante.

Philippe Carlot