Accident de train à Schellebelle: 4 facteurs ont causé le déraillement

Le 4 mai 2013, sept wagons d'un train de 18 voitures avaient déraillé à Wetteren à 1h58. Trois wagons avaient été perforés, provoquant le dégagement d'acrylonitrile. Une personne était décédée et près de 2000 autres évacuées.

"D'après l'analyse technique, réalisée avec la participation de différents experts externes, rien n'indique que la voie, la signalisation ou le matériel roulant ont conduit au déraillement", ressort-il des 247 pages de rapport.

La cause directe du déraillement des trois premiers wagons est une combinaison de quatre facteurs. Le train roulait tout d'abord à 84 kilomètres/heure, là où une vitesse de 40 kilomètres/heure était de mise. Deux aiguillages dans une courbe en S ont aussi joué un rôle, tout comme la position élevée du centre de gravité des wagons lourdement (correctement) chargés et le freinage d'urgence.

L'enquête a également mis au jour un dysfonctionnement du système de sécurité "Menor", puisque l'accident montre "qu'il est possible pour un conducteur d'acquitter un signal de manière 'automatique' sans déclencher d'action particulière", ce qui "inhibe le freinage d'urgence automatique".

Plusieurs mécanismes de protection existent pour prévenir les accidents, mais ces mécanismes sont insuffisants dans la situation où le conducteur de train interprète ou perçoit mal l'indication d'un signal avertisseur. Des outils plus récents comme la TBL1+ n'offrent aucune solution dans les circonstances de cet accident, seul un système de commande ETCS ou similaire aurait amené le train à l'arrêt à temps".

Belga

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