Accident de camion sur la E19 : les mesures de sécurité sont-elles suffisantes dans le transport routier ?

Cette nuit, à 1h30, un camion-citerne s’est renversé sur la berme centrale dans un chantier à hauteur de Nimy. Résultat : 20.000 litres de résine liquide se sont déversés sur la chaussée. Les deux sens de circulation ont été impactés. Conséquences : l’autoroute qui relie Valenciennes et Tournai à Bruxelles a été fermée et de longues files d’attente se sont formées.

Une question se pose suite à cet accident : les mesures de sécurité sont-elles suffisantes dans le secteur du transport routier ? Oui, pour Éric De Waegenaere. Il est gérant d’EDW, un organisme de formation basé à Strépy-Bracquegnies. "Pour les matières sensibles, il y a plusieurs organismes en Wallonie qui forment les chauffeurs. Donc que ça soit uniquement sur les produits dangereux mais également dans le cadre de la formation continue des routiers", explique Éric De Waegenaere.

La formation se déroule en plusieurs phases. La première fois, ce sont des cours qui se terminent par un examen. Et puis, il y a un recyclage tous les cinq ans avec un examen à la fin. La formation continue des chauffeurs dure 35 heures et elles sont à échelonner sur cinq ans.

"Les donneurs d’ordre et gérants de chauffeurs devraient se former aussi"

"Je pense que ces formations sont suffisantes", explique Éric De Waegenaere. "Mais il n’y a pas assez de personnes qui s’impliquent dans les formations. On ne devrait pas impliquer simplement les routiers mais aussi les donneurs d’ordre, les responsables et les gérants des sociétés de transport. Tous ne sont pas formés dans la hiérarchie de certaines entreprises. Et cela pose problème".

Quid des conducteurs étrangers ?

Dans le secteur du transport routier, les gérants confirment que des pays comme la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, la France et l’Allemangne légifèrent suffisamment concernant la sécurité des chargements, notamment des matières dangereuses. "Mais pour les pays de l’Est, l’Italie ou encore l’Espagne, rien n’est moins sûr", nous avoue-t-on de manière anonyme.

 

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