Access-city : un site internet pour faciliter la vie des PMR

Un panel attentif à la présentation du nouveau site access-city.
Un panel attentif à la présentation du nouveau site access-city. - © rtbf

À l’occasion de la journée mondiale de la personne handicapée, ce 3 décembre, l’ASBL Access & Go présentait son tout nouvel outil informatique à destination des personnes à mobilité réduite ou porteuses d’un handicap. L’idée est de leur fournir des informations, pertinentes et personnalisées, sur l’accessibilité d’un maximum de lieu public. Et c’est dans un espace exemplaire en la matière, le Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de La Louvière, que ce nouvel outil a été expliqué à un panel d’utilisateurs potentiels.

Ils se déplacent en chaise roulante, fauteuil électrique ou bien avec des béquilles et, pour eux, des questions comme "Vais-je pouvoir passer ? Vais-je rester coincé ? Y aura-t-il des toilettes praticables ?" rythme le quotidien. "Le problème quand on va dans un endroit public, un restaurant, un lieu culturel ou autre, c’est qu’on se retrouve toujours avec des surprises, surtout en fauteuil électrique !" témoigne Gustavo.

Or, réduire les frustrations et stress générés par ces "surprises", c’est justement ça l’objectif de l’ASBL Acess & go. A l’adresse access-city.be, elle proposait déjà depuis longtemps un annuaire des lieux adaptés. Cependant, la directrice Stéphanie Herman le reconnaît elle-même, il ne répondait pas aux attentes : "Souvent on nous dit,’vous annonciez qu’un lieu était accessible et pourtant je ne suis pas passé’, alors que d’autres n’ont pas eu de problèmes. Finalement, on s’est rendu compte qu’aucune chaise roulante ne se correspondait et qu’il est difficile de donner un verdict valable pour tout le monde." De ce constat est née l’idée de transformer le site en véritable plateforme interactive.

Elle permet à l’utilisateur de créer son profil et de recevoir des infos personnalisées, en fonction de sa chaise ou ses béquilles et de ses capacités. La démarche séduit Sandra, paraplégique depuis 24 ans, en particulier la facette communautaire du service. "Ce qui est bien aussi, c’est que les utilisateurs peuvent jouer le rôle 'd’alerteur'. Ils peuvent signaler si les choses sur place ne correspondent plus exactement aux infos qu’ils ont reçues", dit-elle. Les utilisateurs sont également invités à jouer le rôle d’ambassadeur afin d’inciter les lieux qui ne sont pas encore référencés à le devenir. 750 lieux culturels, administrations, commerces ou autres ont déjà été minutieusement audité en Wallonie et à Bruxelles mais la liste devrait rapidement s’allonger.

Archives : Journal télévisé du 21/05/2019

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