A Rochefort, "on a revu la sécurité des citoyens à la baisse", s'indignent les pompiers

Les pompiers de Rochefort disposent jusqu'à présent de deux ambulances. Sauf que la zone de secours DINAPHI doit faire des économies. Ce mercredi matin, le conseil de zone (22 communes) se réunit à ce sujet, à Beauraing. A l'ordre du jour, entre autres : la réorganisation des ambulances de garde. Et ça, les pompiers de Rochefort ne veulent pas en entendre parler.

En fait, ils veulent garder le système actuel qui est le suivant : lorsque la première ambulance part en intervention, la seconde ambulance et les deux hommes qui sont rappelés, rejoignent leur caserne dans l'attente d'un éventuel départ. Ils sont payés et avancent le fait de pouvoir intervenir plus rapidement en cas d’incident.

Modifier ce système serait mal venu, explique Patrice Liétard, qui dirige le poste de secours de Rochefort. "Simplement, d’un point de vue strictement rochefortois, il s’agit d’une mesure qui est choquante puisqu’on revoit à la baisse la sécurité du citoyen rochefortois. On détricote ce qu’il y a suite au fait que certaines communes n’ont pas suffisamment investi avant de rentrer en zone."

Et cette "mutualisation" entre les 12 postes de secours de la zone DINAPHI est quasiment obligatoire compte tenu de l'enveloppe budgétaire donnée. La présidente du conseil de zone, Nathalie Demanet, a-t-elle donc vraiment le choix ?

En tout cas, cette proposition relative aux deux ambulances de Rochefort a fait l'objet d'une étude réfléchie, dit-elle, et ce dans l'intérêt des 178 000 citoyens de la zone. Et c'est là que la présidente parle d'équité. "Si on veut être équitable par rapport aux citoyens, mais aussi par rapport aux pompiers qui fonctionnent différemment, il faut rééquilibrer ! Il y a des postes qui, actuellement, ont deux ambulanciers disponibles en permanence, 24h/24 ; tandis que d’autres communes, parfois plus peuplées, n’ont aucune garde ambulance."

Si cette proposition passe le cap de ce conseil, elle devra ensuite faire l'objet, entre autres, d'une concertation syndicale. On le voit, ce passage en zone de secours est loin d'être réglé et risque encore de faire couler beaucoup d'encre.

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