À peine diplômés, de jeunes soudeurs de Wavre ont déjà la promesse d'un emploi

La section soudure a été créée à la demande des élèves
La section soudure a été créée à la demande des élèves - © S. Vandreck

Les remises de diplômes se succèdent toute cette semaine dans les écoles. Et un enseignant particulièrement fier de ses élèves, c’est Franco Farella, professeur de soudure au collège technique St Jean de Wavre. La section, inaugurée il y a trois ans, à la demande des élèves, porte aujourd’hui ses fruits. "Ils reçoivent cette semaine leur CESS, leur diplôme de fin de septième année. Mais avant cela, des entreprises nous ont contactés car elles avaient besoin de soudeurs. Quatre des sept élèves ont eu une promesse d’embauche", se réjouit l’enseignant.

Le poids des épreuves sectorielles

Parmi eux, Anthony Piérard. A 19 ans seulement, il commencera à travailler sur les chantiers d’une entreprise spécialisée tuyauterie dès septembre. Bien avant la remise des diplômes, il a pu faire valoir auprès de son futur employeur son expérience lors de stages en entreprise, ainsi qu’une autre certification, celle de la profession, lors des épreuves sectorielles. "On a passé ces épreuves avec l’école. Quand j’ai eu un contact avec l’entreprise, j’ai directement expliqué que j’avais réussi ces épreuves, témoigne le jeune homme. C’est un plus pour les employeurs, qui voient directement qu’on est aptes à souder".

Profession en pénurie

L’épreuve comportait une partie théorique, comptant pour 60% des points, et trois exercices pratiques, dont un devait obligatoirement être réussi, après examen par des professionnels. "Ils font une sorte de radiographie de la pièce. La soudure doit non seulement tenir, mais être sans défaut", explique Franco Farella. Ses sept élèves de septième année ont obtenu cette certification, qui compte tout autant que le diplôme pour les employeurs, voire plus. "Les employeurs sont très friands de ce genre d’attestation, car faire passer les épreuves sectorielles à ses travailleurs, ça a un coût. Le fait que le candidat à l’embauche les ait déjà passées est donc très prisé", poursuit le professeur. Trouver des jeunes soudeurs qualifiés et motivés est aussi précieux car la profession est en pénurie. Le métier de soudeur requiert en effet de la rigueur et de la précision, ainsi qu’une certaine endurance physique.

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