À Ottignies-Louvain-la-Neuve, des habitants se prêtent leur jardin potager

Vous imaginez-vous cultiver des tomates et des salades dans le jardin de vos voisins ? C’est en tous les cas ce qui arrive à certains habitants d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Depuis le printemps dernier, une initiative de jardins partagés s’est mise en place. D’un côté se trouvent des citoyens prêts à prêter leur jardin. De l’autre, des jardiniers amateurs sans parcelle disponible chez eux.

Philippe Gilbert s’est lancé dans l’aventure en mars : "En tant que citadin de Louvain-la-Neuve, je rêvais de pouvoir mettre mes mains dans la terre. Plus pour le plaisir de faire un jardin potager que pour l’autonomie alimentaire. Le problème est que je vis dans un petit studio, sans jardin. J’ai une petite terrasse où je plantais mes petites salades en pot mais ça n’allait pas au-delà ". À quelques minutes à vélo de son domicile, Philippe Gilbert à trouver un jardin à prêter gratuitement. Les propriétaires du terrain ont beaucoup de place et ont adhéré à cette idée de jardins partagés. " Je convertis à peu près un huitième de leur jardin en potager. C’est déjà pas mal ! Il reste encore de l’herbe pour faire un barbecue et se prélasser en été. Finalement, c’est un bon compromis."

L’initiative a été lancée par Ottignies en transition, un groupe de citoyens qui œuvre pour la transition écologique, économique et sociale dans la commune. Les autorités communales ont elles aidé à rédiger une convention entre propriétaire et jardinier. "Le but des jardins partagés, c’est de faire des rencontres entre voisins, entre gens d’une même commune", explique Isabelle Lucas, initiatrice du projet. "C’est aussi de faire un premier pas vers l’autonomie alimentaire. Les gens qui cultivent un jardin potager restent dépendants des maraîchers et des agriculteurs, mais cela enclenche une prise de conscience de ce qu’est de produire de la nourriture."

Le projet a été lancé au printemps dernier. Aujourd’hui, il y a plus de jardins disponibles que de jardiniers preneurs. "On voudrait plus d’inscrits pour pouvoir relier les gens d’un même quartier", explique Isabelle Lucas. "On essaye de lier les gens proches l’un de l’autre pour éviter le transport en voiture. On préfère la mobilité douce et le partage entre voisins proches."

Confinement et jardinage: JT du 10/06/2020

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