A Namur, les jeunes consomment de plus en plus de drogues de synthèse

Chaque année, la liste des drogues de synthèse s'allonge (illustration).
Chaque année, la liste des drogues de synthèse s'allonge (illustration). - © Wikipedia

Les saisies de drogue et les arrestations de dealers se succèdent à Namur. Fin de la semaine dernière, cinq personnes ont encore été placées sous mandat d'arrêt pour trafic de drogues. La capitale wallonne est désormais clairement ciblée par des réseaux criminels, notamment en provenance des Pays-Bas.

Au gré des coups de filet de la police, une tendance alarmante se dégage : le cannabis reste la drogue la plus consommée chez les jeunes mais les drogues de synthèse sont en pleine expansion.

Lors d’une récente opération, la police namuroise a saisi 140 grammes de speed, 138 pilules d'extasy, 58 grammes de métamphétamine et 54 petits cartons de LSD.

Une bonne partie de cette drogue était destinée à la jeunesse namuroise, des petites pilules qui circulent de plus en plus dans les fêtes, et pas seulement les soirées "techno". Elles désinhibent, euphorisent, donnent confiance, procurent parfois aussi des hallucinations...

Mais attention au dérapage, prévient Thibaut Petit, psychologue chez Phénix, un centre spécialisé dans les assuétudes. "Ces produits peuvent avoir de réelles répercussions sur le cerveau, qui est encore en pleine maturation chez les adolescents. Ils peuvent avoir aussi des effets sur les comportements à risque. Je pense par exemple à ceux ou celles qui reprennent leur voiture après. Il faut enfin savoir que certains produits peuvent avoir des conséquences plusieurs mois après la prise du produit."

Chaque année, la liste des drogues de synthèse s'allonge. Au centre Phénix, on observe avec inquiétude la circulation d'une nouvelle substance parmi la jeunesse namuroise : la kétamine, un anesthésiant utilisé principalement en médecine vétérinaire.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK