Molenbeek: des jeunes appellent au boycott des dattes israéliennes pendant le ramadan

"Boycott Israël. N'achetez pas." Tel est le slogan inscrit sur les tracts distribués par de jeunes molenbeekois
"Boycott Israël. N'achetez pas." Tel est le slogan inscrit sur les tracts distribués par de jeunes molenbeekois - © Tous droits réservés

Le ramadan devrait débuter le 1er août. A quelques jours de ce mois de jeûne pour les Musulmans, une action s'est entamée au marché de Molenbeek. Des groupes de jeunes distribuent des tracts appelant au boycott des dattes produites en Israël.

Les dattes et le lait sont souvent les principaux aliments de la rupture du jeûne, lorsque le soleil a disparu. Nordinn explique: "Les Musulmans les consomment par chiffres impairs, parce que le prophète consommait des dattes et du lait pour rompre son jeûne. Donc, nous mangeons trois, cinq ou sept dattes. Mais ce n’est pas une obligation, c’est juste une tradition et c’est surtout un apport extraordinaire en calories."

Avec Hanane, Dalila et d'autres, Nordinn était au marché de Molenbeek, jeudi, pour mettre en garde les consommateurs de dattes en provenance de Palestine, commercialisées par Israël. « Nous appelons à boycotter les produits d’un Etat qui viole le droit international », dénonce Nordinn.

Des dattes provenant d’autres pays sont disponibles sur le marché. En achetant celles-ci, le consommateur pourrait toutefois être trompé sur leur origine. "Il y a des dattes qui viennent d’Algérie ou de Tunisie. Les autres dattes, du Maroc ou d’autres pays, comme la Jordanie, sont celles d’Israël dont on change les cartons pour faire croire qu’elles viennent d’un autre pays. Nous, on vient sensibiliser les gens pour dire qu’il ne faut pas les acheter. En fait, les grosses dattes proviennent uniquement d’Israël; il n’y a qu’en Palestine qu’on les trouve. Dans les autres pays, il n’y a que des petites dattes. Mais, comme on trompe les consommateurs, les gens pensent que les grosses dattes viennent du Maroc. Nous, on n’accepte pas ça, car on estime que tout le monde a le droit de savoir d’où provient ce qu’on mange", proteste l'une des jeunes.

Betty Cleeren – Delphine Wilputte

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK