A Mettet, des élèves ont cours dans une abbaye du XIVe siècle

L'abbaye Saint-Gérard de Brogne, dans la commune de Mettet accueille une classe de l'école communale de Saint-Gérard.
L'abbaye Saint-Gérard de Brogne, dans la commune de Mettet accueille une classe de l'école communale de Saint-Gérard. - © Tous droits réservés

Cela fait plusieurs mois qu’environ 35 élèves occupent un local de l’abbaye Saint-Gérard de Brogne dans la commune de Mettet (Namur). Ces élèves sont inscrits à l’école communale de Mettet à 200 mètres de l’abbaye, mais le bâtiment de cette école est trop petit pour accueillir tout le monde. "C’est une école qui est un petit peu victime de son succès, explique Jean-Benoit Ruth, échevin de l’enseignement de la commune de Mettet. Au printemps, nous avions demandé aux pompiers un rapport sur le bâtiment qui accueille l’école. C’est là qu’on s’est rendu compte qu’il était surpeuplé." La commune va donc devoir faire des travaux de modernisation et d’agrandissement mais cela prend du temps alors il a fallu mettre en place une solution temporaire pour accueillir la trentaine d’élèves en trop.

"Ce n’est pas évident de trouver rapidement un local qui appartienne à la commune et qui puisse accueillir tout ce monde, développe Sévrine De Vlieghere, la directrice de l’école communale. Mais très vite, on a pensé à l’abbaye qui a l’avantage d’appartenir à la commune et donc cela pouvait se faire à moindres frais."

Cette école applique une pédagogie différente dite du chef-d’œuvre et visiblement, c’est ce qui plaît aux parents. L’école communale est saturée et a décidé de ne plus accueillir de nouveaux enfants autres que les frères et sœurs des élèves actuels. Mais en plus, la commune de Mettet fait face à une grosse pression démographique. "La population de Mettet est passée de 10.000 à 13.000 habitants en moins de 10 ans. Ces gens s’installent, construisent une maison, puis l’oiseau fait son nid et trois ans plus tard, les enfants arrivent dans nos écoles", constate l’échevin de l’enseignement. Aujourd’hui, trois des neuf écoles arrivent tout doucement à saturation. Une situation qui semble être identique dans d’autres communes rurales de Wallonie.

A Saint-Gérard, des préfabriqués seront installés dans les jardins jouxtant l’école communale à partir du printemps afin de rapatrier les enfants qui occupent l’abbaye.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK