À Louvain-la-Neuve, le blocus, c'est moins dur à plusieurs !

La période des fêtes de fin d’année bat son plein. Mais pas question pour tout le monde de profiter des réjouissances saisonnières, pour les étudiants universitaires ces semaines sont avant tout synonymes de Blocus ! Cette période intense de préparation aux examens, c’est un moment clé d’un parcours d’étude, un moment parfois compliqué à aborder, en particulier pour les étudiants de première année.

Heureusement, des initiatives existent pour encadrer les plus novices. Sur le campus de Louvain-la-Neuve, les étudiants du kot-à-projet SupportKot organisent des séances "d’étude encadrée" en classe, destinées aux BAC1. Le principe est simple ; deux heures d’études en commun, puis 30 minutes de pauses récréatives et ensuite on recommence. Les collations et les distractions sont fournies par les étudiants de Master qui encadrent l’activité. Ici, les autorités académiques n’interviennent que pour fournir un espace. Le projet Support’Bloc, c’est pour mais surtout par les étudiants.

Trouver un rythme de travail efficace 

Pour Jim qui étudie la gestion, c’est le moyen idéal de résister à la tentation: "Je n’aime pas d’étudier seul, donc c’est plus facile pour moi de réviser dans un auditoire avec d’autres. Avoir l’impression qu’on m’observe et me juge si je ne travaille pas, ça me motive". La recette de Support’Bloc, c’est d’insuffler aux bloqueurs un rythme de travail efficace. "Les pause, c’est des vraies pauses !", explique Manon, étudiante en logopédie, "On a vraiment la transition entre travail à fond pendant deux heures et puis des moments pour se changer les idées".

Ce samedi, c’est le premier jour d’étude collective dans l’amphi Sud11 de l’UCLouvain. L’activité se prolonge jusqu’au 6 janvier, quand la session commence et les bibliothèques rouvrent. Outre l’étude encadrée, SupportKot invite aussi les étudiants à des séances de jogging afin de s’aérer les méninges. "On parle toujours d’un esprit sain dans un corps sain et c’est très vrai ! Le sport, surtout si on en fait le reste de l’année, c’est hyper-important pour rester zen. Mais on sait aussi que c’est compliqué de se motiver donc on a mis ça en place et ça marche !", raconte Matthieu Meert, le président du Kot à projet.