A Lessines, la musique est américaine et les burgers locaux

Le burger est aussi apprécié que la musique
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Le burger est aussi apprécié que la musique - © S. Vandreck

Chaque année, le 1er mai, le Roots & Roses ouvre la saison des festivals avec une affiche plutôt branchée blues, folk, rock’n roll et garage. Il est 13h. Le soleil inonde de ses rayons la plaine lessinoise restée boueuse, et les festivaliers s‘attablent. Dans leurs assiettes, parfois des plats exotiques, mais le grand classique des festivals, c’est le burger. "Sur les grands festivals comme Dour ou Werchter, on nous sert souvent des vieilles frites et des burgers décongelés, mais ici ce n’est pas la même chose", constate un habitué des festivals. Un petit tour en cuisine nous le confirme : d’appétissants burgers et tranches de porchetta terminent leur cuisson sur le grill. Cette viande vient d’une coopérative de producteurs locaux, "et toutes les sauces sont faites maison" ! Une différence qui se goûte: "Il a l’air artisanal, c’est naturel, on sent que ce sont de bons produits", apprécie une festivalière qui vient d’entamer son burger.

 

Vente directe au festival

Les organisateurs du festival expliquent miser depuis toujours sur la qualité de la nourriture qui y est servie, mais cette année, les produits locaux sont privilégiés. Y compris pour les boissons: la bière servie vient de brasseries des environs, c’est notamment le cas de la Trompeuse, produite à Bois-de-Lessines. Un stand propose des jus de pommes et cidres pressés dans le pays des Collines tout proche. Les festivaliers peuvent même goûter, quasiment en vente directe, les milk-shakes que réalise Isabelle Van Grotenbrulle avec le lait et les fraises de sa ferme, située elle aussi à Bois-de-Lessines. "On est plus habitués à vendre au magasin de la ferme que dans ce genre d’endroit, mais on reconnaît tout de même quelques clients fidèles", commente-t-elle après que trois jeunes rockeurs tout de noir vêtus lui aient passé commande.

Le festivalier lessinois mange plus

Façonner à la main de la viande pur bœuf de petits producteurs locaux cela reste évidemment plus coûteux que de sortir des hamburgers industriels tout prêts d’un congélateur. Et pourtant, l’addition pour la clientèle ne gonfle pas: "En festival, c’est toujours cher, et ici ce n’est pas plus cher que dans un autre, mais c’est de qualité", confirme une dame. Fred Maréchal, le coordinateur de l’événement, a une explication à cela: "On a un prix de revient plus élevé et la volonté de pratiquer les mêmes prix que dans les autres festivals et même un peu en-dessous. On aurait pu croire qu’on allait gagner moins sur la nourriture et les boissons, mais c’est tout le contraire car nos consommations sont beaucoup plus élevées. Un festivalier chez nous mange plus qu’ailleurs!", plaisante-t-il. Le festival estime d’ailleurs qu’il vend 1,6 fois plus de nourriture par festivalier en moyenne. Et le soleil de cette édition lui aura sans doute encore plus donné envie de grillades et de boissons fraîches…

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