A l'image des macarons, le pop-corn devient-il tendance ?

A l'image des macarons, le pop-corn devient-il tendance ?
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A l'image des macarons, le pop-corn devient-il tendance ? - © C.Biourge - RTBF

Après les macarons, le pop-corn devient-il tendance ?

Gauthier Bielen en a fait le pari.

Ce jeune artisan carolo de 28 ans s'est lancé dans le commerce de pop-corn depuis un peu plus d'un an.
Des pop-corn pour tous les goûts : aux fruits, au cuberdon, au cookies, mais aussi à l'ail et au parmesan, et même à la truffe.

Au départ, il a vendu ses produits sur les différents marchés. Vu l'engouement, Gauthier Bielen a décidé d'ouvrir son petit magasin à Montigny-le-Tilleul : l'American pop.

Un voyage à Las Vegas à l'origine de ce projet

C'est dans une boutique d'un hôtel-casino à Las Vegas que Gauthier Bielen a eu l'idée : "On est rentré dans une boutique avec ma compagne où il y avait des petits tubes en PVC avec du pop corn coloré dedans. On a goûté, mais eux ont des goûts plus américains. Ils sont à l’oignon-vinaigre, par exemple. Et c'est ça qui m'a donné l'idée. Je me suis dit qu'en Belgique, on avait que le pop-corn classique : soit salé soit sucré. Je me suis dit que pour les enfants, quand on regarde la télé, cela pouvait aussi être sympathique d'avoir autre chose sous la dent que vraiment un bête pop-corn sucré".

Aujourd'hui, l'artisan carolo en propose aussi pour les apéros mais aussi pour des banquets, des communions, des anniversaires ou encore des naissances. 

"C'est vraiment un maïs à pop-corn"

Aujourd'hui, il produit entre 500 et 600 paquets de pop corn d'un litre par semaine. Ce qui correspond à 100 kg de maïs. Un maïs qu'il ne choisit pas par hasard. C'est un maïs garantit sans OGM, sans gluten et sans conservateur.

Un ingrédient de base dont le choix a toute son importance : "C'est un mais qui vient directement des Etats-Unis parce que c'est vraiment un maïs à pop-corn. En Belgique, j'ai contacté plusieurs agriculteurs et ils m'ont dit qu'on n'avait pas le climat pour vraiment faire pousser ce type de maïs. En plus, celui que l'on trouve facilement en Europe c'est surtout celui que l'on appelle 'butterfly'. Il est en forme de papillon. Et nous, on travaille justement avec le 'mushroom', le champignon comme son nom l'indique. L'avantage de celui-ci, c'est que quand il éclate, il prend beaucoup plus de sucre. Comme ça, il est vraiment bien recouvert partout comparé à l'autre", nous explique Gauthier Bielen.

Dans le maïs belge, il y a aussi beaucoup plus de grains qui restent dedans : "C'est un mais doux qui n'éclate pas à la cuisson. C'est ça le problème", précise-t-il. 

"Je m'occupe de tout, tout seul"

Quant aux autres ingrédients, ce sont des produits belges : "Du sucre au pop-corn, tout passe par moi. Donc j'achète le sucre de Tirlemont, pour rester belge ; on travaille avec des arômes naturels qui viennent de chez Doucy, qui est une société du côté de Namur ; et avec des colorants alimentaires qui viennent de chez Bruyère, pour vraiment rester tout local. A partir de là, je fabrique vraiment tous mes sucres avec les différents arômes"

Cet artisan carolo s'occupe également de tout le reste : le côté commercial, la fabrication de A à Z et la livraison.   

Tout cela a évidemment un prix. Comptez 1,50 euros le pot de 80 gr de pop-corn et 2, 90 euros le port de 180 gr. 

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