A Herstal, la maternelle de Notre-Dame de la Licourt risque de fermer

Ils ont fait leur rentrée il y a quelques jours à peine, mais leur classe est déjà menacée de fermeture. Les dix élèves de la section maternelle de l’école Notre-Dame de la Licourt, à Hertsal, se cherchent d’urgence trois nouveaux camarades de jeu, sans quoi leur classe risque de fermer, par manque d’effectif.

Dans cette classe de maternelle, où tous les niveaux sont confondus, trois petites chaises restent désespérément vides. Depuis plusieurs années, cette toute petite classe est sur le fil du rasoir.

Et cette rentrée-ci, la situation est critique : la maternelle a perdu quelques élèves. C’est assez pour risquer la fermeture. "Plusieurs familles ont déménagé", explique Benoît Janssen, le directeur de l’école. Dans cette commune populaire, "les familles dépendent souvent des logements sociaux ou de leur emploi qui est assez précaire. Donc, dès qu’il y a un déménagement, il y a un changement d’école, parce que les familles n’ont pas spécialement de moyen de transport pour emmener les enfants à l’école".

On s’est engagées vis-à-vis de ces familles et aujourd’hui, je dois leur dire débrouillez-vous

Il ne reste que dix jours à l’école pour dénicher ces trois précieux élèves. Sans quoi, la section maternelle devra fermer, sur-le-champ, au grand désarroi de Sylvaine Vangeebergen, l’institutrice maternelle. Elle connaît certains de ces petits depuis plus de deux ans. "Je me sens mal à l’aide vis-à-vis des familles. Quelque part, on s’est engagées vis-à-vis d’eux et aujourd’hui, je dois leur dire débrouillez-vous".

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Dans cette petite école, c’est Madame Sylvaine qui encadre tous les enfants de maternelle. © RTBF

Si l’école ferme, les parents devront en effet inscrire leur enfant ailleurs, dans une autre école, qu’ils n’auront pas choisi. "Ce serait dommage de passer à côté d’une super petite école, avec un bon projet éducatif, pour aller vers une grande structure", regrette Christelle Savarese, maman du petit Glenn.

Flyers, réseaux sociaux… Les enseignants ne baissent pas les bras. Ils veulent sauver leur section maternelle. Car si elle ferme, c’est toute l’école qui pourrait en souffrir. "On a beaucoup de familles nombreuses dans l’école et si les enfants de maternelle doivent quitter l’école, les parents risquent de retirer aussi leurs enfants qui sont en primaire", redoute le directeur.

Dans cette école, le destin de la section maternelle est donc l’affaire tous, en maternelle comme en primaire. Et jusqu’au 20 septembre parents et enseignants, retiendront leur souffle.

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