A Fosses-la-Ville, les demandes d'aide sociale sont désormais traitées de manière anonyme

Depuis fin janvier, le CPAS de Fosses-la-Ville traite les demandes d'aide sociale de manière anonyme.
Depuis fin janvier, le CPAS de Fosses-la-Ville traite les demandes d'aide sociale de manière anonyme. - © DR

Des soucis pour payer des factures, pour trouver un logement, pour accéder aux soins... Les CPAS viennent en aide aux personnes qui ne disposent pas de ressources suffisantes. Les demandes d'aide sociale sont nombreuses et, parfois, il faut faire un tri. A Fosses-la-Ville, depuis fin janvier, ces demandes sont traitées de manière anonyme. Pour la commune, c'est le garant d'un traitement équitable et transparent.

Pas de nom, pas d'adresse, juste la description de la situation. Lorsqu'ils ont devant leurs yeux les dossiers sur lesquels ils doivent trancher, les conseillers chargés d'octroyer les aides, revenus d'intégration sociale, chèques repas, ou encore l'octroi d'un logement… les conseillers ne connaissent pas l'identité des demandeurs. Une nécessité dans une petite commune, selon Bérangère Bouffioux, présidente du CPAS.

"On est une toute petite commune, avec un peu plus de 10.000 habitants. On rencontre les bénéficiaires dans notre vie de tous les jours. On habite la commune en tant que mandataire. Je pense que le respect de la personne passe aussi par cet anonymat, de ne pas le stigmatiser quand on rencontre cette personne."

Une des conseillères qui fait partie du comité spécial du service social est par exemple gérante d'un Night&Day dans la commune, pas facile dès lors de faire la part des choses. "Dans des grandes communes, c'est plus improbable de rencontrer les bénéficiaires au jour le jour. Les conseillers sont issus des différents villages qui composent Fosses. Et je trouve que cela respecte la personne en gardant cet anonymat. La personne ne peut pas se sentir jugé par un conseiller."

Eviter tout risque de subjectivité

Pas de favoritisme ou d'a priori négatif : le traitement est le même pour tous ! "Il n'y a pas d'a priori. Je ne vais pas dire qu'il y a eu du clientélisme mais nous ne voulons pas arriver à dire que telle personne a bénéficié d'une aide sociale, qu'il a été chez une assistante sociale. Ou parce qu'il connait un conseiller ou la présidente, poursuit Bérangère Bouffioux. Nous ne voulons pas en arriver là !"

A ceux qui reprochent un traitement froid des dossiers, le CPAS rappelle que ces dossiers qui arrivent sur la table des conseillers, sont le fruit d'un travail d'enquête des assistants sociaux qui, eux, connaissent évidemment l'identité des demandeurs.

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