A Bruxelles, une nouvelle épicerie sociale pour étudiants précarisés

Une épicerie sociale pour aider les étudiants en situation précaire à l'Université Saint-Louis
Une épicerie sociale pour aider les étudiants en situation précaire à l'Université Saint-Louis - © Tous droits réservés

Les étudiants du supérieur ont de plus en plus de difficultés à boucler leurs fins de mois et parfois à remplir leur frigos. A Bruxelles, deux épiceries sociales ont été ouvertes depuis 2012, à l'ULB. L'une sur le campus Solbosch à Ixelles, l'autre sur le campus Erasme à Anderlecht. Depuis ce lundi, une troisième a ouvert ses portes, à l'Université Saint-Louis. Pour le premier jour d'ouverture, les rayonnages ont été garnis des conserves, de pâtes mais aussi de fruits et de sucreries. De quoi ravir cette étudiante en sciences économiques. Elle est boursière et doit financer elle-même ses repas. "Pour les étudiants en kot, qui doivent préparer leur repas, cette épicerie apporte une aide précieuse. Personnellement, je dois travailler pour payer mes repas. Désormais, j'aurai moins de pression pour concilier mes études, mon travail et m'assurer des repas corrects."

A Saint-Louis comme dans les autres universités, la situation financière des étudiants se dégrade

Les étudiants boursiers et ceux qui reçoivent une aide du CPAS sont de plus en plus nombreux. Fabienne Moens, responsable des affaires étudiantes et sociales à L'Université Saint-Louis, le constate tous les jours. "Il est clair que la précarité croissante des étudiants est une réalité, chez nous comme ailleurs. Pour preuve, le nombre de bourses octroyées par la Communauté française a doublé en quatre ans. Nous avons des étudiants qui désormais ont des problèmes pour assurer leurs besoins vitaux".

L'idée de ces colis alimentaires pour étudiant, est née il y a 6 ans dans la tête de Yannis Bakhouche. Cet étudiant en médecine avait alors constaté la difficulté pour certains de s'alimenter correctement. Dans la foulée, il crée l'ASEB (Association pour la Solidarité Etudiante en Belgique) une association qui collecte les denrées provenant de banque alimentaire, des grandes surfaces partenaires et les redistribue via des épiceries sociales. Pour Yannis Bakhouche, à l'origine du projet, "pour s'approvisionner auprès de l'épicerie, il faut juste présenter sa carte d'étudiant et payer une légère participation aux frais de trois euros". Les étudiants pourront y trouver de quoi s'alimenter pendant quelques jours, voire une semaine. Combien seront-ils à fréquenter cette nouvelle épicerie? Il est bien sûr trop tôt pour le dire. Mais sur les deux autres campus qui accueillent déjà ce type de magasin, l'ASEB estime qu'elle vient en aide à 2000 étudiants chaque année. 

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