A Bruxelles, six nouvelles écoles francophones vont ouvrir pour la rentrée : sera-ce suffisant ?

A Bruxelles, six nouvelles écoles francophones accueilleront leurs premiers élèves à la rentrée, quatre secondaires et deux fondamentales (illustration).
A Bruxelles, six nouvelles écoles francophones accueilleront leurs premiers élèves à la rentrée, quatre secondaires et deux fondamentales (illustration). - © Flickr - Joe Santos

La vie reprend petit à petit dans les écoles, la rentrée étant toute proche (il ne reste plus qu'une semaine de vacances). L'heure est donc aux derniers préparatifs. Des préparatifs plus importants évidemment dans les écoles qui ouvriront pour la toute première fois.

A Bruxelles, six nouvelles écoles francophones accueilleront leurs premiers élèves à la rentrée, quatre secondaires et deux fondamentales (primaire et maternel, donc).

Pour les écoles secondaires, on parle d'environ 500 nouvelles places pour cette rentrée. Mais sera-ce suffisant pour faire face à l'évolution démographique ?

Cela va en tous cas dans le bon sens. Pour le primaire, vu les projections en matière de démographie et l'ouverture des places qui sont programmées d'ici 2025, on est dans les clous à Bruxelles. Si tout se concrétise comme prévu évidemment. Par contre, c'est un peu plus compliqué au niveau secondaire. Entre 2010 et 2025, 21.000 places ont été créées ou sont programmées. Or, la population scolaire augmenterait dans le même temps d'environ 23.000 unités. Bref, si de nouveaux projets ne voient pas le jour d'ici là, on va vers la saturation.

Et c’est principalement dans les quartiers au Nord et à l’Ouest de la Région que le manque de places se fera le plus sentir. Plus particulièrement encore dans l’enseignement technique et professionnel.

Les choses bougent pourtant dans le bon sens

Depuis 2017, face au manque récurrent de places, la Communauté française a voté un décret qui prévoit chaque année une enveloppe de 20 millions d'euros destinée à soutenir la création de nouvelles écoles ou l'extension d'établissements existants dans les zones où le problème est le plus criant aujourd'hui ou risque de l'être dans les années à venir. Et cette enveloppe est ouverte à l'ensemble des réseaux. C'est comme ça que ces nouveaux projets ont pu voir le jour.

L'objectif, à terme, est d'avoir une marge suffisante entre l'offre et la demande. Autrement dit, il faut plus d'offres que de demandes pour pouvoir mieux respecter le libre choix des familles. Le gouvernement de la Communauté française a fixé le différentiel à 10%. A Bruxelles, on est encore loin du compte. D'où la nécessaire poursuite des investissements dans la création de places.

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