A Bruxelles, plusieurs mesures sont prises pour contrer les mariages forcés

Procès de la famille Cheikh, accusée d'avoir organisé l'assassinat de leur fille Sadia
Procès de la famille Cheikh, accusée d'avoir organisé l'assassinat de leur fille Sadia - © Belga

A Charleroi s'ouvre ce lundi le procès de la famille Cheikh, accusée d'avoir organisé l'assassinat de leur fille Sadia, parce qu'elle ne voulait pas se marier au Pakistan avec un homme choisi par ses parents. Un "crime d'honneur" comme on dit, suite à une tentative de "mariage forcé". Comment lutter contre ce genre de situation? Que fait-on en Belgique à ce sujet?

La Voix des Femmes est située à Saint-Josse-Ten-Noode. C’est une association qui accueille les femmes d’origine étrangère en leur offrant un soutien. De temps en temps, il arrive aux assistantes sociales de l’ASBL d’être sollicitées pour un cas de mariage forcé.

Plusieurs actions sont prévues pour prévenir ces cas. Maria Miguel, directrice de La Voix des Femmes, décrit: "Ici, en Région bruxelloise, un plan d’action contre les mariages forcés a été mis en œuvre en 2009. Il a permis au réseau « mariage et immigration », qui est un réseau d’associations qui s’occupent de la question des mariages, de formaliser ce réseau et de lui donner des moyens pour, notamment, faire un travail de sensibilisation et de formation des acteurs de terrain."

Parmi les actions du travail de sensibilisation, il y a les brochures, que l’association distribue aux jeunes filles qui partent en vacances dans leur pays d’origine.

"Cette brochure avait été faite, avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin, par le planning Josaphat, explique Maria Miguel. Le centre voulait donner un outil d’information aux jeunes filles qui, à l’occasion des vacances, pouvaient être confrontées à cette situation de mariage forcé. On continue à les donner. Au niveau de la Communauté française, il y a une prise de conscience de la nécessité de travailler sur ces questions-là. Il y a un outil de sensibilisation, une pièce de théâtre intitulée « Amours mortes », qui circule énormément dans les écoles, auprès des maisons de quartier, des jeunes et d’autres associations."

D'après la directrice de la Voix des Femmes, désormais, la situation s'améliore.

Betty Cleeren – Delphine Wilputte

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