A Auderghem, des spectacles sont accessibles aux sourds et malentendants

Compliqué, ça l'est certainement du point de vue technique. Mais, pour les intéressés, c'est miraculeux.

"J’ai compris tous les mots, tout ce qui a été dit avec une netteté extraordinaire", se réjouit un spectateur malentendant.

Les malentendants sont de plus en plus nombreux. Pol Coulonval, patron d'une entreprise importatrice d'appareils auditifs, constate: "Il y a une croissance du nombre d’appareils auditifs vendus et qui est continuelle d’année en année. Il y a le fait que la population vieillit et il y a le fait que les patients se font appareillés de plus en plus tôt. Les gens sont un peu plus à l’aise. Il y a les avancées technologiques. Et puis, il y a de plus en plus de jeunes, de par les expositions au bruit, la pollution sonore, qui se présentent de plus en plus tôt dans un centre auditif."

Seul le Théâtre National dispose de ce système de boucle à induction. Le bourgmestre d'Auderghem, Didier Gosuin, est le premier à l'avoir installé dans son centre culturel. "Aujourd’hui, il n’y a plus aucun obstacle à ce que, dans toutes nos salles de cinéma, dans toutes nos salles de théâtre, on puisse permettre à tout le monde de participer à la vie culturelle", affirme-t-il.

Il n'y a pas que les sourds qui applaudissent cette avancée, mais aussi leur entourage proche, Guy de Bonnay, par exemple. "Pour quelqu’un qui n’est pas malentendant, mais qui vit avec quelqu’un de malentendant, cette technologie est une nouvelle clé pour retourner vers la culture", témoigne-t-il.

Reste que d'autres espaces publics comme les gares, les tribunaux ou encore le Parlement pourraient s'inspirer de cette expérience.

Betty Cleeren – Delphine Wilputte

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