91,8%, la proportion de francophones à Bruxelles a baissé ces dernières années

Ces dernières années, le nombre de francophones vivant dans la capitale est passé de 92,8 à 91,8%.
Ces dernières années, le nombre de francophones vivant dans la capitale est passé de 92,8 à 91,8%. - © Flickr - yellowbook3

C'est en tout cas ce qui ressort des derniers chiffres du Ministère des Finances. Depuis plus de 70 ans, il n'y a plus de recensement linguistique à Bruxelles. Alors, pour avoir une estimation, on se base notamment sur la langue choisie pour sa déclaration fiscale. Et là, le nombre de déclarations rentrées en français est en baisse à Bruxelles.

Ces dernières années, on est passé de 92,8 à 91,8%. Soit 1% de moins. La chute est par contre plus nette dans les six communes à facilités de la périphérie (- 5%).

Les francophones restent majoritaires dans les six communes périphériques, mais ne représentent plus que 65 habitants sur 100 ; alors qu'ils étaient 70, il y a quatre ans.

Ces données, c'est le parti DéFI qui les communique dans le quotidien l'Echo ce mercredi matin. Pourquoi ?

DéFI veut se positionner comme LE défenseur des francophones à Bruxelles et en périphérie. Et le parti veut donc utiliser ces chiffres comme une arme face à la Flandre, si celle-ci exige des changements institutionnels au fédéral. Avec une justification simple : aujourd'hui, à Bruxelles, il y a toute une série de financements (comme des emplois dans les communes, les députés à la Région, ou encore pour la répartition des fruits de la TVA...). Tout cela est partagé selon une clé 80/20 ou 75/25. En clair : 80% pour les francophones et 20 pour les flamands. Sauf qu’à la lecture du recensement, les francophones seraient en fait plus nombreux que ça… Une menace de DéFI, qui attendra (on s'en doute) au moins qu'un nouveau gouvernement fédéral soit en place.

Journal télévisé 15/02/2019

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