70e anniversaire des premières rafles de Juifs : témoignage d'un rescapé

Il a été arrêté près de la place de Brouckère. C'est en 41 que les juifs ont commencé à être inquiétés, à Bruxelles.

Chil Henri Elberg était encore un tout jeune garçon lorsqu'il a été arrêté.

''J’allais sur mes 17 ans. J’ai vécu mon adolescence sous l’occupation à Bruxelles.’’

Il faisait partie d'un groupe de résistants réunis dans le sous-sol de l'hôtel Atlanta. ''L’hôtel Atlanta se situe à côté du Métropole sur la place de Brouckère. Il y a d’abord la galerie, ensuite se trouve un magasin et après c’est l’hôtel Atlanta. On y faisait de la résistance flamande. On se rassemblait l’après-midi vers 15 heures et on écoutait des disques anglais. On était tout un groupe avec les copains juifs et non juifs. Une fois, on a été dénoncés et des camions allemands nous ont emmenés jusqu’à Breendonk.’’

Ce fut la caserne Dossin à Malines ensuite, et puis un long périple de camp en camp jusqu'à Auschwitz Birkenau, avant d'être finalement remis comme prisonnier politique aux troupes américaines et de rentrer à Bruxelles.

''J’ai habité à Molenbeek, rue de la Princesse. D’ailleurs, il y a aujourd’hui des pierres en métal avec le nom de mes parents. Il s’agit de pavés de la mémoire. C’est très dur.’’

Car il n'y avait plus personne dans la maison familiale.

''J’avais 35 kilos et je suis parti à l’hôpital Saint-Pierre et de Saint-Pierre, je suis parti à Tervueren au Sanatorium.’’

Chil Henri Elberg a été déporté le 1er septembre 1942 et il est un des rares à avoir survécu. Il est passé par une dizaine de camps. Le dernier n’est autre que celui d’Auschwitz-Birkenau. Il est revenu affaibli et malade en 1945 pour ne plus retrouver ni ses parents ni aucun ami bruxellois.

Betty Cleeren

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