70% des écoles de devoirs doivent placer les élèves sur liste d'attente

70% des écoles de devoirs doivent placer les élèves sur liste d'attente
70% des écoles de devoirs doivent placer les élèves sur liste d'attente - © Tous droits réservés

De plus en plus d'élèves fréquentent des écoles de devoir après les cours. Mais les places sont rares et les listes d'attente sont longues, c'est le constat que dresse l'observatoire de l'enfance dans son dernier rapport. Sur les 346 écoles de devoir que compte la Fédération Wallonie Bruxelles, près de 70 % d'entre elles ont une liste d'attente.

Il faut dire que les journées d'école des enfants se terminent souvent bien plus tôt que les journées de boulot des parents.

La RTBF a rencontré de jeunes élèves qui, à peine achevée leur journée de cours, s'installent déjà sur les bancs de l'école de devoirs d'Ixelles. C'est le cas de Ryan qui est en sixième primaire.
"Je galère un peu dans certaines matières et je préfère être aidé. A la maison, mes parents n'ont pas le temps de m'aider" explique Ryan, qui est en sixième primaire. 

"Ce sont tous des enfants qui ont des parents qui, de toute façon, ne peuvent pas répondre à leurs questions, des parents qui ne peuvent pas leur dicter leur texte de dictée, qui ne peuvent pas répondre à des questions de calcul".

Désinvestissement

A Ixelles, comme dans deux écoles de devoir sur trois en Fédération Wallonie Bruxelles, on est pourtant obligés de refuser du monde, notamment à cause du désinvestissement de certains parents: "Je n'aime pas non plus qu’une école de devoir serve à des parents qui pourraient le faire, mais qui préfèrent aller jouer au golf ou au tennis et qui délaissent l'enfant, explique Marinette de Cloot, échevine de l'instruction publique à Ixelles. Nous on ne veut pas que l'enfant soit puni de ça, mais ce n'est pas le but à l'origine et pourtant, je le constate de temps en temps".


Reste que le succès des écoles de devoir s'explique, aussi et surtout, par une pauvreté qui ne cesse de gagner du terrain, et par une certaine faillite de l'école obligatoire, faute d'investissements suffisants...

 

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