7 communes hennuyères devant la commission des dépenses électorales

Au total, 22 plaintes seront examinées par la commission des dépenses électorales.
Au total, 22 plaintes seront examinées par la commission des dépenses électorales. - © Belga

Vont-ils être rappelés à l'ordre, recevoir un blâme ou carrément être suspendus de leur fonction? Certains élus et candidats des dernières élections communales vont devoir s'expliquer ce jeudi devant la commission des dépenses électorales au Parlement wallon. Ils viendront s'expliquer sur leurs dépenses, pendant la campagne. Des dépenses jugées trop importantes, ou non déclarées par d'autres candidats.

Rien qu'en Hainaut, sept communes sont concernées. Il s’agit de Dour, Colfontaine, Pecq, Lens, Quévy, La Louvière et Beaumont.

A Pecq par exemple, la plainte vise le bourgmestre Marc D'Haene, de la liste GO. Son principal adversaire, André Demortier (du groupe Oser), estime que le mayeur a utilisé du personnel communal, en août dernier, pour présenter sa liste.

Balivernes, se défend le bourgmestre. "J'ai loué des chaises et des tables à la commune, comme n'importe quel autre citoyen peut le faire. Et j'ai payé." Montant de la facture litigieuse : 145 euros.

D'autres communes posent problème ; et les plaintes ne vont pas toujours dans le sens qu'on imagine. Il y a bien sûr les perdants qui en veulent au gagnant. C'est le cas à Colfontaine où les perdants reprochent aux gagnants socialistes des publicités déguisées en opérations communales et aux gagnants MR un financement privé non déclaré.

A Dour, les gagnants s'attaquent aux perdants : le cdH Carlo Di Antonio, par exemple, a introduit un recours contre un candidat PS qui a utilisé un véhicule de la SWDE pour faire campagne.

Il y a plus cocasse aussi. A Lens, une candidate non élue, de la liste Lens et Vous se plaint d'une autre candidate, de la même liste, au motif qu'elle n'a pas déclaré les frais liés à sa campagne sur internet. Un comble dans une commune qui a longtemps été la seule commune wallonne sans site internet.

Les députés doivent se prononcer avant le 26 février. Au total, pour toute la Wallonie, 22 plaintes ont été déposées.

Manu Delporte

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK