500 policiers manifestent contre les violences dont ils sont victimes

Ils viennent de Flandre, de Bruxelles, ou de Wallonie. Ils sont 500 réunis ce matin devant le palais de justice de Liège. Ils dénoncent les violences et les insultes qu’ils subissent au quotidien. Ils réclament également plus de moyens pour effectuer un travail de qualité. Outre les policiers et membres du SNPS, d'autres syndicats se sont mêlés à l'action qui s'est déroulée sur la Place Saint-Lambert. Des membres de la CSC Services publics et de la CGSP-Admi se sont joints à l'action pour dénoncer les agressions répétées contre les services de police et les risque du métier.

La date de cette action n’a pas été choisie au hasard. Il s’agit d’un mouvement de soutien aux deux policiers blessés dans la fusillade de Tiège, près de Spa, il y a un an. Dans ce dossier, le tribunal correctionnel en est au réquisitoire et aux plaidoiries aujourd’hui. Les faits remontent au 14 octobre 2018, vers 1H30. Une camionnette avait alors tenté d’échapper à un contrôle de police à Dison. Une course-poursuite avait débuté sur l’autoroute E42. Les occupants de la camionnette avaient ouvert le feu sur les policiers qui les pourchassaient. Mais arrivés à Tiège, ils avaient été bloqués par un autre barrage de police. Pour tenter de dégager, ils avaient à nouveau tiré et blessé deux policiers. Quatre prévenus doivent répondre de ces faits devant le tribunal correctionnel de Liège.

Mais les organisateurs de ce mouvement de colère se défendent de vouloir faire pression sur la justice. Ils veulent juste faire passer un message aux politiques et citoyens. Fabrice DISCRY, le Délégué du syndicat national de la police estime que c’est le bon moment pour rappeler quelques revendications : "Le dossier de la violence à l’égard des policiers est un long débat. C’est l’une de nos préoccupations et de nos revendications essentielles. Mais nous ne sommes pas toujours entendus. Le parquet fait son travail mais parfois la justice n’entend pas nos éléments relatifs à cette violence contre les policiers."

Reportage dans notre 13h:

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