5 "pavés de la mémoire" à Liège pour immortaliser la tragédie de la Shoah

5 "pavés de la mémoire" à Liège pour immortaliser la tragédie de la Shoah
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5 "pavés de la mémoire" à Liège pour immortaliser la tragédie de la Shoah - © LAURA SALAMON - BELGA

Cinq nouveaux pavés de la mémoire ont été installés à Liège. Ces petits blocs rendent hommages aux victimes de la Shoah, l'extermination des juifs par les nazis.

Ces pavés ont été installés à la demande d'élèves du secondaire. Accompagnés par leurs professeurs et des associations, ils ont retracé l'histoire d'une famille arrêtée à Liège et déportée vers Auschwitz. Vendredi, tous ensembles, ils ont installé ces pavés.

Cinq petits blocs qui rendent hommage à la famille Frydman arrêtée en plein centre de Liège en 1942 et déportée vers le camp d’extermination d’Auschwitz. Quatre des cinq membres y ont trouvé la mort, une histoire qui a marqué les élèves. " Ce sont des gens qui ont souffert. Tout le monde passe ici sans le savoir. Ce qui s’est passé fait que je tenais ce projet à cœur pour ne pas oublier ". Car "ne pas oublier" est bien l’objectif premier de leur professeur Philippe Renette: " Quand les derniers survivants ne seront plus là, qui évoquera  encore cette histoire? La réponse passe par les jeunes qui sont l’avenir. En prenant conscience du passé et de l’histoire de leur ville et de leur quartier, ils  peuvent s’investir pleinement pour évoquer ce passé pour agir au présent ".

Plus important aujourd’hui qu’hier

Pour les associations, ce travail de mémoire est encore plus important aujourd’hui qu’hier. Meyer Zalc, président de l’association pour la mémoire de la Shoah regrette "une remontée de l’antisémitisme, et une  recrudescence des extrêmes partout en Europe". Et ces pavés de la mémoire ont un message très fort à rapporter. Rappeler, entre autres que la haine de l’autre a coûté la vie à 6 millions de juifs.

Un devoir de mémoire qui malgré tout se perd. Selon une étude francaise (ifop), un Francais sur dix ne sait pas ce qu'est la Shoah... Chez les jeunes adultes, c'est pire encore, un sur cinq n'en a jamais entendu parler.

 

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