40 millions d'euros investis chez NLMK à La Louvière après un incendie

La ligne de décapage N° 1 est un outil important pour le site louviérois de NLMK car il permet de faire la transition entre ce que l’on appelle en sidérurgie le chaud (train à coils à chaud) et le froid (laminage à froid). Décaper une bobine signifie enlever la couche d’oxyde de fer qui s’est déposée sur la bobine lors de l’opération du laminage à chaud (transformation de brame en bobine). Une fois décapée, la bobine peut ensuite être à nouveau laminée, mais à froid, afin de réduire encore de quelques millimètres son épaisseur. Ces opérations rendent le site de La Louvière performant à l'échelle mondiale.

C'est donc une bonne nouvelle qui confirme la restructuration entamée et les 540 emplois sur place. En tout, suite à l'incendie qui avait détruit partiellement la ligne de décapage en 2013, ce sont près de 40 millions d'euros qui ont été investis à La Louvière. Une autre vingtaine de millions viendra gonfler la colonne des investissements si l'on compte la future construction d'une nouvelle station d'épuration des eaux qui devrait être opérationnelle en 2017.

" Grâce à la collaboration de tout le monde nous avons réussi le défi de redémarrer la ligne en moins d’un an ", explique Ben De Vos, CEO de NLMK Europe-Strip Products. " C’est de bon augure pour l’avenir car nous avons démontré notre capacité à gérer des projets complexes dans un laps de temps limité. Nous allons récupérer les parts de marché sur les bobines décapées, marché alimenté via nos sous-traitants pendant la période des travaux, notre but est désormais d'accroître nos parts de marché et de consolider notre position et nos produits de qualité. ".

La remise en service de la ligne a également permis aux travailleurs qui étaient en chômage pour force majeure de reprendre le travail.

Luciano Arcangeli, Daniel Barbieux

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