4 mois après son ouverture, le parking de dissuasion du CERIA ne convainc pas encore les navetteurs

4 mois après son ouverture, le parking de dissuasion du CERIA ne convainc pas encore les navetteurs
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4 mois après son ouverture, le parking de dissuasion du CERIA ne convainc pas encore les navetteurs - © Tous droits réservés

Le parking de dissuasion du CERIA à Anderlecht a été inauguré en grande pompe il y a 4 mois, juste avant les dernières élections régionales. Il a une capacité de 1300 voitures. Sa cible: les navetteurs qui peuvent s'y garer puis continuer leur chemin vers le centre-ville en métro, en une vingtaine de minutes.

Un étage complet sur 6 

Il est 9 heures, l'heure de pointe touche à sa fin. Et sur les 6 étages réservés aux voitures: un seul est complet. Un deuxième clairsemé. Les autres désespérément vides. "C'est comme ça tous les jours. Je ne pense pas que ce soit un succès pour le moment", explique Lorens, un navetteur flamand. "Cela commence à se remplir, petit à petit", observe une autre navetteuse. Pour les navetteurs rencontrés, ce parking simplifie la course du matin: "Avant, j'avais tout le temps des amendes! Je demandais à mon mari de venir changer mon disque, mais c'était beaucoup de stress!". 

Pas encore de signalisation fixe sur le Ring

Du côté de Parking.Brussels, on communique ces chiffres: le parking a un taux de fréquentation de 20 % et il y a à peu près 260 abonnements pour 1300 places. 
Officiellement, on ne s'en inquiète pas encore. On attend le début d'une grosse opération de communication sur les réseaux sociaux pour mieux le faire connaître. Et on attend la signalisation sur le ring. Pour le moment, sur le tronçon bruxellois, il n'y a qu'une signalisation dynamique à la sortie 16, détaille Bruxelles Mobilité. Pour la signalisation fixe, "l'entreprise est en train de produire les panneaux et va bientôt les installer". "Mais vous savez que le Ring est essentiellement en région flamande", ajoute Pierre Vassart, porte-parole de Parking.brussels, "et là, il faut entamer des négociations avec la région flamande pour leur demander de bien vouloir flécher à une distance de 20-30 kilomètres comme ça se fait dans les autres grandes métropoles européennes." Négociations compliquées, on l'imagine. Mais pour Parking.brussels, "ce sont des projets à long terme, il faut installer ces projets dans le temps, communiquer, les faire connaître". Bref, laisser le temps d'installer des habitudes nouvelles. 

En 2020, le parking sera payant 

Reste que le temps presse! A partir de janvier prochain, ce parking deviendra payant pour les navetteurs (il l'est déjà pour les navetteurs). En plus de l'abonnement STIB, l'abonnement Park Ride coûtera 60 euros auxquels on rajoute 1,5 euros par jour. A la grosse louche, une trentaine d'euros par mois pour un navetteur qui travaille tous les jours de la semaine à Bruxelles. Alors, est-ce que cela risque d'en dissuader certains? Les navetteurs croisés étaient partagés: "Quand ce sera payant, je ne viendrai plus!", explique ce navetteur, la septantaine, "c'est beaucoup trop cher!" D'autres espèrent négocier avec leurs employeurs. Cette habitante de Leeuw-Saint-Pierre, elle, considère que c'est un prix correct pour "sa tranquillité". 

Difficile de savoir si cela dissuadera finalement ceux qui utilisent déjà le parking. D'autres parkings de dissuasion sont dans les cartons de la région bruxelloise, comme à Uccle, rue de Stalle, et du côté du Heysel. Le parking de Crainhem sera aussi étendu de 200 à 800 places. Le taux de remplissage est là pour le moment de 80 %. 

 

nauguration d'un parking de dissuasion à Anderlecht (20/05/2019)

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