"30 jours sans râler": le nouveau défi flamand

Après 30 jours sans alcool et 30 jours sans viande, un nouveau "mois sans..." débutera bientôt en Flandre. "30 dagen zonder klagen", traduisez 30 jours sans râler. L'initiative sera lancée lundi 15 janvier chez nos voisins du nord du pays. Une façon pour les initiateurs du projet de montrer le trait d'union entre une façon positive de voir les choses et la santé.

Le "Blue Monday", c'est la semaine prochaine. Le troisième lundi de janvier serait le jour le plus déprimant de l'année, selon une étude du psychologue gallois Cliff Arnall datant de 2005. La toute nouvelle initiative flamande, 30 jours sans râler, ne pouvait pas rêver meilleure occasion pour lancer sa campagne. Elle couvrira tout le mois de janvier pour se clôturer le jour de la Saint Valentin.

Se plaindre est notre nature

"Les hommes ont par nature une mentalité négative", a déclaré Greet van Hecke, interrogée sur l'antenne flamande Radio 1. Cette consultante en bien être est convaincue qu'un mois de positivité peut changer cette disposition. L'action, soutenue par Jo Vandeurzen, le ministre flamand du Bien-être, veut faire prendre conscience aux gens de leur penchant à râler : "Se plaindre peut parfois faire du bien, mais il est important de le faire en toute conscience", affirme l'experte en bonheur.

Pour relever le défi, aucune démarche n'est à entreprendre. Une page Facebook et un site dédié sont mis en place en soutien aux personnes motivées. Elles permettront aux organisateurs de poster chaque jour le témoignage d'une personne, plus ou moins populaire, mais aussi de lancer de petites missions aux participants pour les encourager à être plus positifs, comme l'explique le site Flandreinfo.

Un enjeu de santé

Au début des 30 jours, les participants rempliront un formulaire pour évaluer à quel point ils sont heureux. Il servira, au terme du mois sans lamentations, à mesurer l'impact de l'action sur leur comportement général. De quoi vérifier si, comme l'estime Geert van Hecke, des liens étroits existent entre une attitude positive et la santé.

Alors que râler est souvent vu comme une manière d'évacuer notre stress, une enquête de l'Obs dévoile que cela libère du cortisol. Cette hormone, associée au stress rend l'humain plus vulnérable du point de vue de sa santé et augmente les risques de crise cardiaque, de diabète et d'obésité.

À côté des considérations comme arrêter de fumer ou arrêter de manger de la viande, nous devrions peut-être ajouter qu'il faut arrêter de râler. Aucune initiative similaire n'existe pour le moment en Wallonie mais rien ne vous empêche de tenter le challenge. Penser positif pendant un mois, c'est possible ? Les paris sont lancés, les sourires aussi.

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