287 Bruxellois ne savent toujours pas où ils vont suivre leur première secondaire

Cette incertitude à la veille de la rentrée est une des conséquences du décret inscription.
Cette incertitude à la veille de la rentrée est une des conséquences du décret inscription. - © Flickr - alomobasement

Il s’agit à nouveau d’une conséquence du décret inscription. Les écoles que ces étudiants ont choisies sont complètes, et ils n'ont pas eu la chance de faire partie des prioritaires. L'an dernier, au même moment, ils étaient moins nombreux: 214 pour 287 cette année.

Le Lycée Maria Assumpta, à Laeken, compte 800 élèves au total, dont 190 en première année secondaire. L'école a bonne réputation. Et les inscriptions saturent. À 10 jours de la rentrée, plus de 80 élèves sont toujours sur la liste d'attente.

Luc Zomers, directeur, explique : ''83 élèves se trouvaient encore sur ma liste d’attente. Et je peux vous dire que depuis que j’ai repris, c’est-à-dire le 16 août, j’ai une dizaine de parents qui me téléphonent tous les jours pour voir quelle évolution est possible et surtout, s’ils ont une chance de pouvoir inscrire leur enfant, ici, à l’école. J’essaye évidemment d’expliquer aux parents que nous n’avons aucune prise sur la gestion des inscriptions. C’est la "CIRI", la Commission inter-réseaux des inscriptions, qui gère l’ensemble des listes. Je n’ai donc pas beaucoup de perspectives positives à leur apporter. J’aurai éventuellement encore trois ou quatre places possibles si certains élèves ne se présentent pas le premier jour de la rentrée mais pas plus."

Pour ce directeur, la situation se détériore d'année en année. Luc Zomers regrette le manque d'anticipation politique face au boom démographique. ''Dans le nord-ouest de Bruxelles, on a construit des centaines de logements qui vont être occupés dans les mois qui viennent. Le pouvoir politique n’a, jusqu’ici, rien prévu en ce qui concerne l’ouverture d’une école supplémentaire dans le quartier.’’

Des extensions et des constructions d'écoles sont annoncées çà et là; mais elles risquent de ne pas suivre une demande en forte croissance. Enfin, même s'il reste encore des places dans plusieurs établissements, certains parents continuent à se battre pour décrocher une place dans l'école de leur choix. ''Je pense que chaque enfant chez nous a le droit d’aller dans l’école qui correspond à ses compétences, à ses besoins et à ses envies aussi.’’

À moins de 10 jours de la rentrée scolaire, cette situation inquiète les parents concernés, surtout dans le Nord de Bruxelles, où la saturation est la plus forte.

Libre choix de l'école, mixité sociale, financement des extensions scolaires, boom démographique... des notions pas toujours faciles à concilier dans une ville où les défis à relever sont multiples.

Jean-Claude Hennuy

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