250 sans-papiers occupent l'ancien siège de la Kredietbank à Bruxelles

Ils sont arrivés sur place jeudi, le 19 août, et disent avoir trouvé les portes ouvertes, des squatters ayant occupé les lieux avant eux. Alors, ils sont entrés et se sont installés. En journée, ils sont environ 250, pour la plupart originaires du continent africain, hommes, femmes et enfants. 

"Les grands oubliés de la Vivaldi"

L'occupation a pris le nom de "zone neutre", en référence à l'espace ouvert par le gouvernement fédéral à l'occasion de la grève de la faim des demandeurs d'asile afghans dans l'église du Béguinage et dans des locaux des universités VUB et ULB. Sur l'un des calicots déployés devant l'entrée du bâtiment, les occupants se qualifient de "grands oubliés de la Vivaldi", signe de leur bonne connaissance des arcanes de la politique belge. 

Présents en Belgique depuis parfois dix ans ou davantage, ces sans-papiers ont bien conscience que le rapport de forces leur est défavorable. Leur stratégie vise donc à s'implanter dans ce quartier à la limite entre Bruxelles et Molenbeek pour essayer de rallier les habitants à leur cause et ensuite montrer au gouvernement fédéral qu'ils sont bien présents, organisés et déterminés à faire valoir leur cause. 

 

Des papiers et du travail

Leurs revendications tiennent en quelques mots : régularisation et accès au marché du travail. Malgré leur semi-clandestinité, la plupart des occupants travaillent. Mais dans des conditions précaires, pour des salaires très bas et sans aucune protection sociale, et pour cause. Ils veulent faire cesser cette exploitation et rappellent que de nombreux métiers souffrent de pénurie de main-d'oeuvre. Une régularisation collective ne fait cependant pas partie des intentions du gouvernement fédéral. 

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