230 adultes se feront baptiser cette année à Pâques

Les baptêmes d'adultes ont lieu lors de la veillée de Pâques
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Les baptêmes d'adultes ont lieu lors de la veillée de Pâques - © S. Vandreck

Se faire baptiser par choix, plutôt que par tradition, c'est la démarche qu'entreprennent des adultes chaque année. "Dans la tradition chrétienne, Pâques est la fête du renouveau, de la renaissance, du passage de la mort à la vie. C’est pour cela que les baptêmes d’adultes ont lieu à ce moment, alors que les bébés sont baptisés toute l’année", précise le Doyen de Frasnes-lez-Anvaing, Xavier Huvenne. Ce samedi, à l'occasion de la veillée pascale, il baptisera deux adultes: Natacha et Brigitte, dont les motivations sont un peu différentes. Toutes deux expliquent qu’elles croient en Dieu depuis toutes petites, mais le déclic qui les a décidées à entreprendre les démarches pour se faire baptiser est différent chez chacune.

"Je vais à présent me préparer à mon mariage à l’église"

"Ça me faisait mal de ne pas pouvoir participer à l’eucharistie, quand je participais à la messe tous les week-ends", se souvient Brigitte. Elle a pourtant attendu de nombreuses années avant de franchir le cap: "Quand on a deux enfants, il faut d’abord passer du temps pour eux. Je me suis donc dit qu’il ne fallait pas trop précipiter les choses. J’ai donc fait les choses plus calmement, de manière plus réfléchie, et sans doute avec plus de maturité". Elle s’est aussi réfugiée dans la religion quand elle a été frappée par un cancer. Les enfants de Brigitte ont aujourd’hui une vingtaine d’années, sa santé va mieux et elle compte s’impliquer dans la vie religieuse par le biais de la chorale. "Comme je n’étais pas baptisée, je me suis mariée civilement. A présent, 20 ans après, je vais me préparer pour mon mariage à l’église", ajoute-t-elle.  

Une longue préparation

Natacha, quant à elle, a pris sa décision après avoir fait baptiser ses deux jeunes enfants: "La foi, je l’ai toujours eue, l’envie d’être baptisée aussi. Quand mes enfants ont été baptisée, je me suis dit que c’était un cheminement tout à fait normal que de les accompagner dans leur vie chrétienne". La jeune femme dit avoir le sentiment d’avoir accompli quelque chose. Et, même si elle reconnaît qu’elle n’assistera pas à la messe tous les dimanches, elle compte s’impliquer dans la vie de sa paroisse d’Oeudeghien. Les deux femmes se sont préparées pendant de longs mois à leur baptême, un parcours marqué par des célébrations, des rencontres, et pendant lequel elles ont été accompagnées par des membres de la communauté. "Elles ont pris du temps pour cela, ça prend du temps d’apprendre, de comprendre le sens de la démarche", rappelle l’abbé Huvenne. Alors que pour faire baptiser un bébé, une seule rencontre préalable avec les parents est nécessaire.

"Avec une conscience d’adulte 

Églantine, qui se fera baptiser quant à elle à Chièvres, ne regrette d’ailleurs pas du tout le choix de sa maman de ne pas l’avoir fait baptiser juste après sa naissance: "Que du contraire, même si ce n’est pas la norme! Malgré que je vienne d’une famille de confession catholique, j’ai eu dans cette préparation vraiment l’occasion de vivre pleinement, avec une conscience d’adulte, tous ces événements qui se sont déroulés. J’ai été à la rencontre d’une communauté très large, très vaste, avec des personnes de cultures, d’ethnies différentes, aux chemins de vie très variés", raconte cette assistante sociale de 23 ans. Quelles ont été les réactions de son entourage amical et professionnel? "Il faut oser en parler, car parfois les gens rient, se rétractent. D’autres par contre réagissent très bien, j’ai eu beaucoup de signes d’encouragement". Pas mal de ses amis assisteront d’ailleurs à son baptême: "C’est pour moi le moment de dire: aujourd’hui, je sais qui je suis et où j’en suis dans ma vie spirituelle". Comme Églantine, Brigitte et Natacha, ils seront 67 à recevoir ce sacrement dans le diocèse de Tournai, 229 dans tout le pays. Un chiffre qui augmente légèrement d'année en année.

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