Le secteur hôtelier a vu ses réservations s'écrouler à cause du lockdown

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Illustration - © www.brusselshotelsassociation.be

Jusqu’à la fin du mois d'octobre 2015, le secteur hôtelier bruxellois affichait un taux d’occupation en progression de 3% (contre une croissance de 2,5% sur l’ensemble de l’année 2014).

Malheureusement, celui-ci a brutalement chuté: les hôteliers ont fait face à une vague d'annulation des réservations, résultante des attentats de Paris du 13 novembre et à l'alerte terroriste de niveau 4, à Bruxelles.

Les hôteliers bruxellois décidément très inquiets, c’est maintenant que l’impact financier du "lockdown" se fait sentir. Aujourd’hui, le secteur estime sa perte à 25 millions d'euros. Ce chiffre corrobore les résultats de l’enquête réalisée par Brussels Entreprises Commerce and Industry (BECI ) à la demande du Gouvernement bruxellois et rendue publique la semaine dernière.

Paradoxalement, même si les réservations reprennent, l'impact négatif continue de se ressentir, explique Rodolphe Van Weyenberghe, président de la Brussels Hotels Association (BHA), l'association des hôtels bruxellois. "Des annulations massives au mois de novembre et décembre, même si - aujourd’hui - on voit les réservations revenir, le secteur subit l’impact du "lockdown" en termes financier et de trésorerie. On est resté ouvert pendant le "lockdown". Mais les trésoreries se sont épuisées vu les annulations, et c’est aujourd’hui que nous payons les frais, alors que - paradoxalement - les réservations reviennent. En deux mois en effet, la perte du secteur monte à 25 millions d’euros, 20 millions de perte de chiffre d’affaires et 5 millions d'euros de manque à gagner pour le secteur."

Le secteur hôtelier sollicite aujourd'hui l'aide des pouvoirs publics et réclame des "mesures économiques urgentes" afin de sauvegarder l’important potentiel de développement du secteur hôtelier bruxellois. "Des mesures économiques doivent être prises si l’on veut éviter des compressions de personnel et même certaines faillites."

Faute de soutien, avertit l'association qui regroupe les hôtels, il pourrait y avoir des pertes d'emploi dans un secteur qui occupe tout de même plus de 12 000 travailleurs.

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