2014, Année de l'archéologie pour tous en Région wallonne

Et le grand public s'intéresse de plus en plus à ce patrimoine souterrain, comme on peut on peut le remarquer avec le succès de certaines expositions. Cette campagne de sensibilisation mais aussi de participation interactive rassemble quelque quatre-vingt associations et institutions, des scientifiques et des chercheurs aussi bien que des amateurs avertis. Plus de 180 évènements, visites, expositions, conférences, colloques, seront organisés en Wallonie. A Liège, le coup d'envoi a été lancé par la Commission royale des Monuments, sites et fouilles, qui accueillait dans ce cadre des archéologues français, Jean-Paul Jacob et Pascal Depaepe, respectivement président et directeur pour le Nord/Picardie de l'INRAP, l'Institut national de recherches archéologiques préventives.

Vingt deux mille sites actuellement répertoriés

Car l'archéologie aujourd'hui, c'est essentiellement, à 95%, de la prévention: tout chantier public ou privé peut-être soumis aux investigations des archéologues, avant la construction d'une autoroute, d'un parking ou d'une maison, ainsi que le confirme Jean Plumier, Directeur de l'archéologie au Service Public de Wallonie.
"L'archéologie préventive sauve le matériel, les objets, les traces. Par un travail d'enregistrement, on préserve l'essentiel de l'information, et on augmente les connaissances sur des sites qui nous étaient inconnus. Un exemple, le tracé du TGV en Wallonie: on connaissait un site tous les cinq kilomètres, nous en avons répertorié un tous les kilomètres à la faveur des travaux."

Ce patrimoine de nos lointains ancêtres est donc tracé, mais cette politique a un coût.
"Les moyens budgétaires dont nous disposons, explique Jean Plumier, ne sont pas en croissance, ils sont stabilisés à un même niveau depuis trois ans. Mais tout coûte plus cher... Donc les moyens de la Région wallonne dédiés à l'archéologie sont plus réduits qu'il y a dix ans; il faut faire davantage de choix, privilégier certains chantiers plutôt que d'autres, voire en retarder certains."
Des choix, mais heureusement, les chantiers sont potentiellement très nombreux. " La Wallonie, c'est actuellement 22 000 sites archéologiques répertoriés. Mais il y en a encore beaucoup plus à découvrir, dans les campagnes, dans les forêts, sous les villes. Et ça, c'est pour l'avenir."

Pour faire partager au maximum cet intérêt pour l'archéologie, un site internet vient d'être mis en ligne, qui répertorie toutes les activités prévues cette année: www.archeo2014.be

Alain Delaunois

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