2012: ce qui a marqué la rédaction RTBF Namur/Brabant-wallon

Les journaux régionaux 6h30 - 7h30 - 8h30 sur Vivacité Namur - Brabant Wallon
Les journaux régionaux 6h30 - 7h30 - 8h30 sur Vivacité Namur - Brabant Wallon - © RTBF - Colette Jaspers

En ce dernier jour de 2012, nous donnons la parole aux journalistes RTBF qui couvrent les provinces de Namur et du Brabant-wallon. Un regard humain et personnel sur des faits qui les ont marqués durant l’année écoulée. A ne pas manquer, également, le bêtisier de fin d'année.

Sébastien Remacle : journaliste présentateur des journaux matinaux sur Vivacité Namur-Brabant Wallon

Les faits-divers marquent  toujours les esprits, surtout en les annonçant dans les journaux matinaux. L’incendie ayant décimé une famille à Rochefort en novembre dernier en est un récent exemple.

La mobilisation d’une partie de la population suite à l’annonce de l’arrivée de Michelle Martin à Malonne. Ses excès et dérives aussi.

La soirée et la matinale des élections.  Toute la rédaction à pied d’œuvre, tard le soir. Une paire d’heures de sommeil,  puis se remettre au boulot pour préparer les journaux du lundi matin.

La démolition du haut fourneau des forges de Clabecq.  Un pan de l’histoire industriel d’une région qui disparait en quelques secondes.

Et puis des reportages étonnants … comme ce sujet qui relatait un conflit entre un bûcheron et des défenseurs des oiseaux à Eghezée.

Des souvenirs variés, à l’image de l’actualité que l’on vous propose chaque matin. Tantôt sérieuse, tantôt insolite, mais toujours proche de vous, proche de nous.

Bruno Schmitz : journaliste et présentateur des journaux matinaux

J'ai voulu faire un petit texte d'hommage, mais surtout de remerciement a tous les pompiers, policiers et autres services de secours de garde que l'on réveille souvent a des heures, disons très matinales, qui nous répondent presque toujours avec le sourire et avec compétence et professionnalisme. Je vous souhaite une excellente année... la plus calme possible et... à très bientôt alors ;-).

- (voix endormie) Allo ?

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger, c'est la RTBF radio et je vous appelle (raison au choix : à propos de l'incendie, des inondations, de la neige, de l'accident, du loup (fonctionne aussi avec panthère et sangliers) qu'on aurait aperçu(s))...

- (voix un peu énervée) Non, non, rassurez-vous la nuit a été calme, tout va bien.

- Ah merci... désolé de vous avoir réveillé alors qu'il n'est même pas 5h...

- (voix polie mais dont on sent que c'est un peu forcé pour masquer la frustration) Il n'y a pas de problème monsieur on est là pour ça.

- Merci, bonne... journée alors (oups, lapsus dont on se rend compte) ou plutôt... bonne fin de nuit !

- (rire un peu jaune) Merci, vous aussi... A bientôt alors (gros clin d’œil dans la voix) !

Pierre-Yves Millet : Chef de rédaction

Pour moi, 2012 reste une année folle comme l’était 2006 et comme le sera peut-être 2018. Une année d’élections communales. C’est un grand moment qui bouleverse la vie de la rédaction et la vie de famille.  Des heures et des heures de boulot, à plancher sur les enjeux politiques, de Rebecq à Doische en passant par Ramillies et Fernelmont. Et puis arrive le 14 octobre. Je me souviens du calme qui régnait ce matin-là dans la rédaction. Le calme avant l’arrivée des premiers résultats. Et soudain vers 16h, les infos arrivaient de partout. On n’a plus relevé la tête jusque tard dans la nuit. La matinée du 15 nous avons assuré plusieurs heures de direct pour vous donner l’information la plus complète. On a juste fait notre job. Un job parfois stressant, mais tellement passionnant !.

Serge Otthier : journaliste

J'ai été fort marqué par la destruction des anciennes papeteries de Mont-Saint-Guibert. J'ai pu les visiter quelques jours avant le début des travaux. Le site était énorme et à l'abandon depuis des années. Mais la plupart des bâtiments étaient tels qu'on les avait laissés à la fin de l'activité. C'était un vrai "cliché" de l'activité industrielle locale passée. Avec comme point d'orgue, une "cathédrale" en plein milieu du site : une énorme où se trouvaient les machines principales.

Hugues Van Peel : journaliste

L’accident ferroviaire de Godinne et plus particulièrement l’invraisemblable erreur des experts français, m'a beaucoup marqué. Ils avaient déclaré, après pompage, que le wagon contenant le produit toxique était quasiment vide, alors qu’il était encore quasiment plein. Pendant plusieurs jours, les pompiers, la protection civile et le personnel des chemins de fer ont travaillé sur les lieux de l’accident pensant qu’il n’y avait plus de risque d’explosion, alors que le danger était encore bien réel. On se réjouira enfin que l’accident n’ait pas fait de victime… Rappelons que la collision s’est produite en plein cœur du village, à quelques mètres seulement d’une école et d’habitations !

Monika Wachter : journaliste

J'ai vraiment été bouleversée cette année par les deux incendies mortels où des enfants sont décédés à Han-sur-Lesse et à Hanzinne (Florenne). A Han-sur-Lesse, seule la maman a survécu. Elle a perdu son mari et ses quatre enfants à cause d'un bête problème électrique dans la cuisine, probablement une friteuse. Ce matin-là à 6 heures, il faisait encore nuit le 12 novembre, j'ai vu des proches qui arrivaient à toute vitesse en voiture, peut-être avaient-ils encore un espoir, avant de se voir confirmer la terrible nouvelle. Oui, ils étaient tous décédés dans cet incendie, le papa et les quatre enfants. 

A Hanzinne, un bon mois plus tard, en plus le matin du 24 décembre, je me retrouve à nouveau dans les mêmes circonstances : un incendie qui coûte la vie à un père et deux enfants d’une famille recomposée. Là aussi, c’est un incendie accidentel. C’est un poêle à bois qui est à l’origine de ce nouveau drame. Raconter ces nouvelles n’est pas chose aisée. Ces émotions resteront longtemps gravées dans ma mémoire.

Rudy Hermans : journaliste politique wallonne 

La Belgique envoie régulièrement des observateurs à l'étranger pour y veiller au bon déroulement des élections. Ce fut par exemple le cas, ces dernières années, aux Etats-Unis, au Maroc, au Congo ou encore en Moldavie. Pourtant, c'est chez nous, les "experts en démocratie", que s'est déroulée une incroyable pantalonnade lors du scrutin communal d'octobre à Assesse. Des bulletins de vote volatilisés puis retrouvés, les meilleurs amis d'hier qui se déchirent sans retenue sur la place publique, des recours, le scrutin annulé par le Collège provincial, des bulletins recomptés par le Conseil d'Etat, une issue toujours inconnue, la majorité sortante en affaires courantes, et le nouveau conseil communal pas encore installé, près de trois mois après le passage dans l'isoloir !

Heureusement, ce vaudeville grotesque n'a pas eu lieu sous le regard d'observateurs Congolais ou Moldaves ...  

Sébastien Boulanger : journaliste sportif

2012 aura été aussi l'année où Zoran Bojovic a sauvé l'UR Namur. Et Ciney est remonté en D3. Ciney avait dominé de la tête et des épaules le championnat de promotion remonte en D3 emmené par le Charismatique Alex Chteline. L’entraineur sera remplacé quelques mois plus tard par Roch Gérard pour manque de résultats.

En D3, Namur aimerait bien retourner, mais en attendant c'est en provinciale que le club namurois a failli se retrouver. Il sera sauvé in extremis par l'arrivée du jambois Zoran Bojovic qui va relancer l'équipe de la meilleure manière qu'il soit puisque les Merles sont actuellement leaders de leur série.

Colette Jaspers : journaliste internet

J'ai la responsabilité de résumer, tous les jours, l’actualité régionale sur le site internet de la RTBF. Les élections communales ont été un grand moment. Des heures de préparation. 65 communes à couvrir ce n’est pas rien !. Je me vois encore rédiger tard le soir, à la maison, des petites fiches comme pour les examens. Qui est bourgmestre, les alliances etc… et puis le soir et le lendemain des élections tout s’est enchaîné si vite. Avec une satisfaction : vous avez été très nombreux à consulter notre site.

Au niveau personnel et humain j’ai été profondément été marquée par, ce que l'on a appelé, le déni de grossesse de Fosses la ville. Cette maman qui a étouffé son nouveau-né juste après sa naissance. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte et a accouché seule dans sa baignoire.

Dans un autre registre, plus cocasse. L’histoire du grutier qui se trompe et détruit la mauvaise maison à Annevoie, m’a fait beaucoup rire. Le propriétaire probablement moins.

Voilà, en résumé, ce que nous retenons de l’actualité régionale 2012. Merci de nous avoir lu sur RTBF.be et écouté sur les radios de la RTBF. Nous vous donnons rendez-vous demain…en 2013. En attendant vous pouvez toujours écouter ou ré-écouter notre bêtisier.

 

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