1er mai : le muguet pèse lourd sur le chiffre d'affaire des fleuristes

Offrir du muguet le 1er mai porte bonheur
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Offrir du muguet le 1er mai porte bonheur - © Sarah Heinderyckx

Selon la tradition, offrir du muguet le 1er mai porte bonheur. Pour les fleuristes, c'est une aubaine. Ces brins aux petites clochettes blanches se vendent par brassées. Un moment crucial dans l'année pour ces commerçants qui entament un mois marathon avec l'arrivée de la fête des mères le 10 mai.

Jean-Pierre Lufin s'est levé très tôt ce matin. Depuis 5h, ce fleuriste prépare des bouquets dans l'atelier de son magasin à Montigny-le-Tilleul. La star des fleurs, en ce 1er mai, c'est évidemment le muguet. Il a prévu un stock de qualité venu de Nantes, en France. Un muguet cher, mais plus résistant : "Il y a beaucoup de clochettes, et on voit que le muguet n'est pas encore ouvert. Il est encore vert sur le dessus, donc il va s'ouvrir. C'est un muguet qui va tenir jusqu'à trois ou quatre jours", explique-t-il.

Se démarquer des concurrents d'un jour

Compositions florales, simple brin ou vrai bouquet, le muguet se décline sous toutes ses formes. Pour varier, Jean-Pierre le marie avec des roses, des callas ou encore des pois de senteur. Un vrai travail d'artiste. "Il faut dire qu'on subit une concurrence féroce des vendeurs sur les routes", précise le fleuriste, " ça nous tue parce qu'on ne peut pas vendre le muguet au prix auquel ils l'achètent. C'est pour ça qu'on essaye de se démarquer en faisant des choses plus importantes et plus jolies, du moins on l'espère !"

1er mai et fête des mères : la moitié du chiffre d'affaire

Pour cette journée spéciale, Jean-Pierre Lufin a ouvert sa boutique une heure plus tôt que d'habitude. Et dès 8h30, les clients ont défilé. Il faut dire que le moi de mai est une période décisive pour les fleuristes. C'est le temps des premiers mariages et des communions, mais aussi de nombreuses fêtes. "Aujourd'hui c'est le 1er mai, et la semaine prochaine c'est la fête des mères. Ces deux fêtes sont cruciales pour nous, parce qu'elles constituent 50 à 60% de notre chiffre d'affaire annuel. Si on ne vend pas à ce moment-là, on peut fermer", ajoute Jean-Pierre.

Heureusement pour lui, on a parfois fait la file dans son magasin pour quelques précieux brins de muguet aujourd'hui. En l'espace d'une matinée, tout son stock s'est écoulé.

Sarah Heinderyckx

Ci-dessous, retrouvez notre reportage diffusé au JT de 13H