18 individus poursuivis pour des cambriolages perpétrés à Manage

La cité Bellecourt à Manage
La cité Bellecourt à Manage - © Google Street View

Domiciliées dans la cité Bellecourt à Manage, 18 personnes ont comparu pour des dizaines de vols, des recels et une tentative de vol avec violence, ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Le parquet en fait le procès "des petites crapules oisives" qui en venaient même à se voler entre elles.

De novembre 2011 à février 2013, un nombre incalculable de méfaits a été commis au sein de la cité Bellecourt à Manage et dans ses environs. Cambriolages, vandalisme, recels, tapage nocturne, harcèlement du voisinage ainsi que coups et blessures étaient le quotidien de ce quartier paupérisé où sévissait une bande de jeunes oisifs.

18 personnes comparaissaient devant le tribunal correctionnel ce jeudi pour cette impressionnante série de cambriolages. "C'est le procès de petites crapules qui n'ont pas de travail et qui n'en cherchent pas. Des toxicomanes dépendants, voleurs dans l'âme au point de se voler entre eux", a grondé le parquet. "Les sept premiers prévenus constituent le noyau dur de cette bande à géométrie variable et tous étaient déjà connus de la justice. Ils sont arrogants et irrespectueux. Certains se filment en prison comme s'ils étaient au Club Med et passent ainsi à la télé. Ce que l'on juge aujourd'hui, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg", a-t-il poursuivi.

Le Ministère public a décrit les nombreux cambriolages, commis sur un coup de tête en état d'ébriété, avec des saccages d'habitations en prime. La substitute a également relevé l'agression odieuse d'un octogénaire quasi aveugle et grabataire par deux individus cagoulés. Elle estime enfin que les receleurs ne pouvaient être dupes, vu la réputation des individus qui vendaient quotidiennement des objets volés.

Le parquet a finalement requis un minimum de trois mois de prison ferme pour le noyau dur de la bande. Les avocats de ces derniers ont, eux, sollicité la clémence par le biais du sursis ou de peines de travail. Ils estiment que leurs clients sont encore "récupérables".

Les plaidoiries se poursuivront le 20 juin.

Belga

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