10 personnes maximum et distanciation sociale : les écoles de danse ont la vie dure

Pas facile de s’organiser quand on donne cours de danse en pleine pandémie. Entre la distanciation sociale, le port du masque et la bulle de maximum 10 personnes, l’organisation est compliquée " on a commencé les cours en début d’année avec des groupes de 20 personnes. Pour respecter les mesures sanitaires nous avons dû séparer ces groupes en 2. L’effet de groupe et les encouragements venant de l’une vers l’autre, tout cela a disparu. On a eu des pleures la semaine dernière car une copine était à droite, l’autre à gauche. C’est compliqué" explique Pascale, professeure dans une école de danse près de Mons.

Ajouté à cela les vacances de carnaval. Exceptionnellement les bulles seront élargies de 10 à 25 participants " c’est complétement ridicule ! Même les enfants ne comprennent plus. Aujourd’hui ils doivent se séparer de leurs amis, les retrouver la semaine prochaine pour les stages de carnaval et ensuite être de nouveau séparés car la mesure change" explique Christophe Rigaumont, directeur d’une école de danse près de Mons.

Et les + 12 dans tout ça ?

Pour eux la situation est encore plus problématique : ils ne dansent plus ou presque. Cela cause des pertes de niveau chez certains, en plus d’un ras-le-bol " je me sens mal. Tout le travail que j’ai acquis, je le perds énormément. En plus, s’entrainer chez soi, c’est pas pareil. Conclusion, beaucoup décroche. J’espère vraiment qu’on va pouvoir reprendre " explique Lucie, 15 ans, qui n’a plus dansé depuis octobre.

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