Zone 30, taxe kilométrique : manifestation contre la politique de mobilité à Bruxelles

Environ 300 taxis, voitures de particuliers et motos, selon les organisateurs sur base de l'estimation qui leur a été donnée par la police de Bruxelles-Ixelles sur place, ont manifesté jeudi entre 09h00 et 14h00 contre la politique de mobilité mise en œuvre par la région bruxelloise.

Le départ a eu lieu vers 11 heures. Les manifestants voulaient rencontrer Elke van den Brandt et Rudi Vervoort, respectivement ministre bruxelloise de la mobilité et ministre-président régional pour demander plus de concertation en matière de politique de mobilité dans la capitale. Dans leur collimateur notamment : la taxe kilométrique, l’état des routes et la généralisation du 30 km/h sur le territoire régional.

Les manifestants estiment être les oubliés de la mobilité en région bruxelloise. Une délégation a été reçue par les deux ministres régionaux.

 

Les ministres ouverts au dialogue

Le gouvernement bruxellois demeure ouvert au débat sur les dossiers relatifs à la mobilité dans la capitale, ont affirmé le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) et la ministre Elke Van den Brandt (Groen) aux représentants des manifestants qu'ils ont reçus ce jeudi midi. Récemment la cible de menaces de mort, la ministre bruxelloise de la Mobilité a toutefois demandé le respect mutuel et l'absence de menaces et intimidations comme conditions de base d'un dialogue, selon Belga. La délégation a été reçue de 12h00 à 13h15 environ. La ministre Elke Van den Brandt a refusé que le président de Mauto Défense, Lucien Beckers, ne se joigne à la rencontre, au prétexte des menaces proférées à son encontre, mais un administrateur de l’association a finalement pu prendre part à la réunion. Lucien Beckers assure ne pas voir de quel incident elle fait référence. "Le leitmotiv de notre manifestation était la concertation", a-t-il souligné à Belga.

D'après le cabinet de la ministre de la Mobilité interrogé à l'issue de la réunion, celle-ci s'est déroulée dans un climat serein. Hormis le maintien de l'ouverture au débat, la ministre van den Brandt a notamment tenu à rassurer les taximen sur la volonté du gouvernement bruxellois de considérer les taxis comme un acteur indispensable de la mobilité, d'autant que 53% des habitants de la capitale n'ont pas de voiture. L'offre du projet MAAS - Mobility As A Service - de la Région-capitale intégrera notamment l'offre de taxis, a-t-elle assuré.

 

Déception 

La délégation est ressortie "déçue" vers 13h15 selon Belga. La Fédération belge des Taxis (FeBeT), à l'initiative de la manifestation, a annoncé son intention d'organiser des actions sauvages en réponse. Les chauffeurs de taxis doivent encore être consultés sur cette question.
Cette manifestation issue du secteur des taxis s’est élargie à plusieurs acteurs de la mobilité. La délégation était composée de Khalid Ed-Denguir, président de la FeBeT (Fédération belge des Taxis) qui est à l’initiative de la manifestation, ainsi que de groupes qui ont rallié la mobilisation comme Elite Taxi Belgium, Mauto Défense pour les automobilistes et motards, ainsi que d’un motard désigné par les mouvements de motards présents.

Taxi United et l’Union professionnelle des Exploitants de Taxis et Taxis Camionnettes (UPETTC) ont aussi été cités parmi les participants.

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