Yvan Mayeur, un franc-tireur dans le centre-ville

On ne peut pas dire que l'arrivée d'Yvan Mayeur (PS) sur le trône de Bruxelles-Ville se soit faite dans la discrétion. Fin 2013, le socialiste a crânement récupéré l'écharpe mayorale du camarade Freddy Thielemans, alors même que sur la commune il n'était pas le champion en voix de préférence. Ce que certains ne se sont d'ailleurs pas privés de lui rappeler. Mais l'hôtel de ville de la Grand-place, c'est un aboutissement pour Yvan Mayeur. Depuis longtemps, il y pense en se rasant. Alors aux dernières élections, entre le Fédéral et Bruxelles, Yvan Mayeur a choisi, aidé par la promesse implicite de succéder en cours de mandat à Freddy Thielemans.

Depuis, Yvan Mayeur n'a de cesse de vouloir marquer de son emprunte son passage à la maison communale, avec à chaque fois des réactions, disons, contrastées. Quand il délocalise le feu d'artifices de fin d'année sur la place De Brouckère, il essuie une levée de boucliers. Certains craignent des problèmes de sécurité. Même chose quand il projette d'étendre la zone piétonne au centre de Bruxelles, en fermant une partie des boulevards aux voitures. Yvan Mayeur veut rendre le cœur de la ville plus convivial, les pompiers eux rallument la mèche, ils critiquent le nouveau plan de circulation qui risque de ralentir leurs interventions.

Dès ce lundi 29 juin, la période test du nouveau piétonnier démarre, sans qu'on n'y voit encore très clair sur les parkings de délestage, à la grande inquiétude des commerçants du centre ville mais aussi des riverains, qui craignent la création d'un mini-ring en bordure de zone piétonne.

Autre dossier explosif, le nouveau stade de Bruxelles. La ville veut transformer le parking C du Heysel en méga-stade de foot national, un stade populaire mais aussi doté d'infrastructures de prestige pour attirer les investisseurs.  La commune compte injecter chaque année 4 millions d'euros dans les activités sur le site du futur stade national. L'opposition bruxelloise grince des dents et dénonce un montage financier réalisé sur le dos des contribuables. Les détracteurs qui parlent aussi d'un stade à la seule gloire du club d'Anderlecht, et qui mettrait en péril le Mémorial Van Damme.

Un franc-tireur au PS

Longtemps à la tête du CPAS de Bruxelles-Ville, Yvan Mayeur c'est aussi un franc-tireur au sein de son parti.  Ses coups de gueule n'épargnent pas le boulevard de l'Empereur. Comme quand il dénonce "un problème de ressources humaines" au sein du PS.

Il est vrai que l'homme est connu pour son tempérament disons éruptif, ce qui ne lui vaut pas que des amis chez les camarades. Ses relations tumultueuses avec son ex-collègue Joëlle Milquet ont souvent défrayé la chronique.

Voilà qui tombe bien, les écoles officielles de la ville de Bruxelles dépendent lui, mais l'enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles c'est elle. Alors  y aura-t-il dès la rentrée prochaine ces cours dits “de rien” (encadrement pédagogique alternatif) - et sur lesquels PS et cdH s'écharpent - dans les écoles de Bruxelles ?

Les questions à Yvan Mayeur ne manquent pas. Les réponses, c'est ce soir dans "Jeudi en Prime".

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