Une soucoupe de 60 mètres de diamètre surplombera bientôt la place Rogier

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Simulation - Xaveer de Geyter Architects - Ney and partners - © Tous droits réservés

L'auvent de la place Rogier prend forme. Cette soucoupe est soutenue par une structure métallique presque terminée. Dès la semaine prochaine, les ouvriers entameront la dernière phase du chantier.

Plus de quarante corps de métiers y ont œuvré : soudeurs, ponceurs, chefs de chantier… Les fondations de cet énorme auvent sont "fondamentales" parce qu’elles s’appuient "sur la station de métro qui se trouve en dessous", précise Bernard Kluyskens, l’ingénieur responsable du chantier. Les poutres de ces fondations ont été installées au début de l’année.

La semaine prochaine, les ouvriers entameront l’ultime phase du chantier. Ils achèveront les derniers préparatifs avant la pose de la couverture en plastique.

La soucoupe et ses lumières

Bernard Kluyskens explique qu’il y a encore le toit central à réaliser. "Ça prend deux mois parce qu’il y a quand même 200 mètres de profil à monter". La couverture ne sera pas en verre mais en feuilles de plastique. "Donc, c’est très léger".

La structure métallique, réalisée par un sous-traitant espagnol, pèse près de 250 tonnes. Ce qui explique pourquoi les ingénieurs ont dû prévoir une couverture plus légère en plastique.

Le placement des plaques de plastique prévue pour le toit devra avoir lieu par temps frais. Le ministre des Travaux publics, Pascal Smet (sp.a), précise que "la pose de la toile se fait millimètre par millimètre. Il faut avoir une température constante de 10 degrés et pas beaucoup de vent".

Le noyau central de l'auvent abritera un bar et l'édifice sera éclairé. David Pinto, ingénieur, explique que "l’éclairage va être constitué de spots intégrés dans le sol. Sur la partie nord de la place, il y a quatre grands mats d’éclairage qui ont été placés ".

Les aléas du vent

Cet auvent va recouvrir une bonne partie de la place et les arrêts de bus. Bernard Kluyskens s’inquiète un peu quant à "la hauteur des arrêts de bus et des effets du vent. Il n’y a pas d’aubette fermée latéralement. On risque d’avoir une certaine concentration et des plaintes. Il faudra peut-être ajouter certains éléments coupe-vent à cet endroit-là ".

La météo décidera de l’inauguration

Le coût de cet auvent s’élève à quelques sept millions et demi d'euros.

Son montage a déjà eu un impact important sur le reste des travaux de réaménagement de la place Rogier. Ces travaux ont pris environ trois ans de retard à cause, notamment, des problèmes d'étanchéité.

L'inauguration devrait avoir lieu cet hiver, voire au printemps prochain. Tout dépendra des conditions météorologiques.

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