Une maison close à Bruxelles pour mieux encadrer la prostitution?

Le bourgmestre veut éradiquer la prostitution dans le quartier de l'Alhambra (illustration).
Le bourgmestre veut éradiquer la prostitution dans le quartier de l'Alhambra (illustration). - © Flickr - Spaceopera

C'est l'idée que relance Bianca Debaets ce mardi matin dans la Dernière Heure. La secrétaire d’État de la Région bruxelloise à l’Égalité des chances réagit en fait aux propos du nouveau bourgmestre de la ville de Bruxelles, Philippe Close (PS).

"Tolérance zéro pour la prostitution dans le quartier Alhambra." La semaine dernière, Philippe Close lançait un nouveau règlement pour éradiquer la prostitution dans ce quartier proche d'Yser. Avec consignes données à la police d'intensifier les sanctions à destination des prostituées mais aussi des clients.

"D'abord, on ne veut ni l'encadrer, ni la réglementer ; on veut qu'elle disparaisse du quartier, répond Philippe Close. A la Ville, on pense aujourd'hui que dans un état moderne du 21ème siècle, capitale de l'Europe qui plus est, cette traite des êtres humains qui se fait en plein milieu d'un quartier que les familles sont venues réinvestir. Il y a une grosse rénovation urbaine qui est entreprise par la Ville de Bruxelles depuis plus de 15 ans, ce n'est tout simplement pas admissible!"

Une position radicale qui fait pas mal réagir

Les associations d'aide aux prostituées, mais aussi la secrétaire d’État bruxelloise Bianca Debaets. L'élue CD&V a récemment visité la Villa Tinto à Anvers. Là-bas, depuis dix ans, une cinquantaine de vitrines accueillent des prostituées de manière centralisée et dans de meilleures conditions. Une maison close à ciel ouvert dont il faudrait copier le modèle à Bruxelles, estime Bianca Debaets.

"Le bourgmestre veut éradiquer la prostitution dans le centre-ville. Pourquoi pas. Mais alors, quoi faire après?, lance Bianca Debaets. Je pose la question parce qu'on sait très bien que si on éradique la prostitution en centre-ville, elle va juste se déplacer dans un autre quartier, voire dans une autre commune. Pour moi, c'est donc une politique de l'autruche. On ne la voit, ça n'existe pas... Mais ça ne résout absolument pas la problématique de façon structurelle!"

Un tel projet, lancé par le même promoteur que l’antenne anversoise, avait été lancé dans les environs de la rue d’Aerschot à Saint-Josse, voici quelques années. Faute de permis, il n’a jamais vu le jour.

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