Une dizaine d'écoles actuellement fermées à Bruxelles à cause du Covid: est-ce que ça changera mercredi? Pas sûr...

Le virus est plus virulent ces dernières semaines chez nous et les écoles font partie des endroits très touchés ces derniers jours.

Sur les quelque 2700 écoles fondamentales et secondaires que compte la Fédération Wallonie-Bruxelles, 44 étaient fermées ce lundi matin, soit 1,6%. Cela peut sembler peu. Mais, en même temps, c’est une hausse sensible par rapport à la situation de début février. A l’époque, la ministre de l’enseignement obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles avançait le chiffre d’1% des écoles fermées (une petite trentaine sur les 2700)

On est donc à 60% d’établissements fermés en plus par rapport à début février, même si le nombre total reste toujours très bas.

Bruxelles est plus touchée

Depuis plusieurs semaines, Bruxelles fait partie des zones où le nombre de contaminations est proportionnellement parmi les plus importants du pays. Une tendance qui se confirme aussi au niveau des écoles. Ce lundi matin, l'école secondaire INRACI de Forest a confirmé qu'elle a fermé ses portes au moins pour une semaine, suite à la découverte de quatre cas positifs parmi les enseignants. Les cours là-bas se donneront à distance dans les jours qui viennent. 

Une fermeture qui s'ajoute à la dizaine d'autres établissements francophones déjà fermés ce lundi sur le territoire de la Région Bruxelloise. Sur les 520 écoles environ de la Fédération Wallonie-Bruxelles environ qui se trouvent sur le territoire bruxellois, cette dizaine de fermetures représente donc 1,9% du total des établissements qui affiche aujourd'hui porte close. 

C'est donc davantage que le moyenne de la Fédération Wallonie-Bruxelles (1,6%). 

Des mesures ciblées par commune dès mercredi ? Pas sûr...

Suite à ces hausses de contaminations en Belgique, le Comité de Concertation, réuni vendredi dernier, avait demandé aux ministres de l’enseignement des Communautés flamande et française (et germanophone) de trouver des mesures pour ce lundi. 

Caroline Désir (PS), Ben Weyts (N-VA) et Lydia Klinkenberg (ProDG) ont rendu leur copie dès dimanche soir en annonçant plusieurs mesures lors d’une conférence de presse. Parmi celles-ci :

"A partir du mercredi 24 avril, dès qu’un cas positif apparaît dans une classe, la classe entière sera fermée jusqu’aux vacances de Pâques, si on se trouve dans une commune où la situation épidémiologique est jugée à surveiller par le RAG (le Risk Assessment Group, au niveau fédéral)".

Mais à partir de quand la situation d’une commune est-elle jugée "à surveiller" ? Eh bien, visiblement, ce n’est pas encore défini. Les mesures annoncées vendredi par les ministres de l’enseignement ne seraient en fait que des propositions. La balle étant à présent dans le camp du commissaire fédéral Coronavirus. A lui d’accepter éventuellement ces mesures, leur timing (début au 24 mars) et de fixer le seuil (de contaminations ? D’hospitalisations ? ) qui permettrait de définir une commune comme "à surveiller". Mais pour l’instant, rien n’a été tranché, nous indique-t-on au sein du gouvernement fédéral.

Au niveau des ministres de l’enseignement, on nous indique "avoir fait son devoir du week-end en proposant des mesures à mettre en œuvre. Au fédéral désormais d’en fixer les modalités et les seuils".

Il ne faut en tout cas pas traîner si on veut pouvoir agir dès le 24 mars, puisqu’il reste… moins de 48 heures.

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