Un salon de tatouage vegan à Bruxelles

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Depuis le début du mois de février, un salon de tatouage vegan a ouvert ses portes Place de la Petite Suisse à Ixelles. "Un salon de tatouage vegan, c’est un salon où aucun produit ne provient d’animaux et où aucun produit n’a été testé sur des animaux, explique Charlotte Ballestero qui a lancé le projet. Dans nos encres, par exemple, il n’y a pas de glycérine ou de gélatine animale, les produits de soin ne contiennent pas de cire d’abeilles, on utilise principalement des produits à base d’aloe vera."

Outre les produits utilisés, Charlotte Ballestero a créé une ambiance zen dans son salon qui ressemble plus à un salon de bien-être qu’à un salon de tatouage : "J’ai voulu créer ce salon car quand j’ai moi-même voulu me faire tatouer, je n’ai pas trouvé à Bruxelles de salon où l’ambiance me plaisait, comme c’était mon premier tatouage, je voulais un endroit relaxant, cosy. Je n’en ai pas trouvé ici comme il y en a à l’étranger. Je me suis donc fait tatouer à l’étranger et à mon retour j’ai eu envie de créer un salon avec ce style d’ambiance ici à Bruxelles."

Une prime régionale de 4000 euros

Pour ouvrir son salon, Charlotte Ballestero a pu bénéficier de l’aide de la Région bruxelloise. Depuis le début de cette année, la Région accorde une nouvelle prime de 4000 euros pour les entrepreneurs, elle est offerte aux chercheurs d'emplois qui lancent leur propre affaire. Une dizaine de ces primes ont déjà été accordées cette année. "Pour nous, cette prime, c’est une sorte de coussin de sécurité, explique la jeune entrepreneuse. Quand on lance son entreprise, on n’a pas l’occasion tout de suite de se payer, cette prime de la Région nous permet de vivre au début."

Cette prime n'est toutefois pas accordée n'importe comment, elle est répartie sur 6 mois et la demande fait l’objet d’une analyse approfondie. Ensuite, l’entrepreneur qui en a bénéficié fait l’objet d’un suivi. "Notre système, c’est bien entendu une aide financière, explique Didier Gosuin, le Ministre bruxellois de l'emploi, mais c’est surtout de l’accompagnement avant de se lancer pour valider le projet et ensuite pendant six mois, le temps de la prime. L’objectif c’est de donner un maximum de chances pour créer un emploi avec un maximum de sécurité. Les accompagnateurs sont là pour apporter une sécurité indispensable à celles et ceux qui veulent se lancer comme indépendants."

Pour le moment, le gouvernement a débloqué 2 millions d'euros, de quoi aider 500 indépendants. Mais le ministre affirme que s'il y a plus de demandes, le budget sera augmenté.

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