Un quartier bruxellois meilleur projet résidentiel au Mipim de Cannes ?

L'intérieur de ce nouvel îlot, vu depuis la placette au centre des nouveaux immeubles
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L'intérieur de ce nouvel îlot, vu depuis la placette au centre des nouveaux immeubles - © B. Schmitz - RTBF

Un projet bruxellois sera-t-il couronné ce jeudi soir dans ce qui est considéré comme la mecque de l'immobilier ? Au salon Mipim, à Cannes. La rénovation d'une partie de l'Ilot sacré au cœur du centre historique fait partie des finalistes retenus dans la catégorie "Meilleur projet résidentiel". Sur la Côte d'Azur, l'accueil est en tout cas positif. "J'étais ce matin à l'endroit où l'on peut voter pour les différents projets et j'entendais pas mal de gens dire Ilot sacré, Ilot sacré, de manière enthousiaste", confie Dominique Debrouck, l'architecte qui a dessiné le projet et se trouve elle-même au Mipim pour suivre les exploits de son bébé.

Ce nouveau quartier, il a été inauguré au mois d'octobre après deux ans de travaux. Mais en quoi consiste-t-il ? Tout d'abord, l'accès est un peu particulier. Il se fait soit par une ancienne impasse à deux pas de la Grand Place, impasse qui fait à peine un mètre de large, soit par une petite ruelle à peine plus large située un peu plus haut à deux pas des galeries du roi et de la reine.

"Le manque de place était un défi pour l'entrepreneur", explique Renaud De Backer, qui a participé au projet pour l'architecte DDS+. "D'abord au niveau des livraisons. Elles étaient impossibles avant 10h le matin. C'est une grue qui devait amener les matériaux par la rue Marché aux Herbes, puisque aucun camion ne pouvait pénétrer sur le site. Ensuite, au niveau de la logistique du chantier, l'impossibilité de stocker des matériaux sur place nous a contraint à travailler immeuble par immeuble et donc ne pas pouvoir monter le tout en une fois".

Un rêve pour certains

Autre originalité, le tracé des anciennes ruelles moyenâgeuses a été gardé au sol, en les recouvrant de pavés. "Une des rues qui traverse l’ilot s'appelle la rue d'une personne. Au milieu de la placette, cette ruelle est un peu plus large. Mais à l'extrémité de l'îlot, elle se réduit et ne dispose plus que d'une largeur qui peut laisser passer... une personne". 

Et autour cette placette, les promoteurs ont bâti plusieurs immeubles en briques claires, de style moderne, avec même des plaques de métal couleur jaune vif qui ressortent ça et là. La forme d'un immeuble traditionnel du centre-ville a été conservée, tant sur la façade qui donne sur le rue du Marché aux Herbes que sur les bâtiments en intérieur d'îlot, puisqu'ils comportent tous un pignon triangulaire au sommet, typiquement flamand.  

Bref, vous l'aurez compris, l'ensemble constitue une touche de contemporain bien cachée au cœur du centre historique de la capitale. Ce passant, lui, est séduit. "Je trouverais cela génial d'avoir un appartement au centre-ville, en plus à deux pas de la Grand Place. Moi, c'est mon rêve". Mais pour concrétiser son rêve ce Bruxellois devra se dépêcher. Les 80 logements de l'îlot sont presque tous déjà vendus.

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