Un échevin de Saint-Josse critique le principe des rues scolaires...adopté par sa commune

L'échevin de l'Enseignement de Saint-Josse critique ses propres décisions
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L'échevin de l'Enseignement de Saint-Josse critique ses propres décisions - © La Tractothèque

Sur sa page Facebook, il y a quelques jours, l'échevin de l'enseignement de la commune de Saint-Josse, Philippe Boïketé (PS) réagit à un article de la "Dernière Heure". Le quotidien s'est penché sur la multiplication de ce qu'on appelle en région bruxelloise les "rues scolaires". Le matin, à l'heure où les enfants sont conduits à l'école, ces rues sont interdites au trafic automobile.

Il s'agit d'une mesure destinée à améliorer la qualité de l'air, essentiellement aux abords des écoles. L'article donne la parole à une mère de famille qui conduit ses enfants en voiture en divers endroits et désapprouve le principe, ainsi qu'à une autre qui se montre favorable à la mesure. Sous la reproduction de l'article, Philippe Boïketé écrit ceci : "Je confirme, c'est une catastrophe. En tant qu'échevin de l'Enseignement, j'ai rencontré des parents qui en ont plus qu'assez de subir les décisions hors-sol de technocrates bobo".

 

L'échevin torpille sa propre décision

L'échevin ten-noodois a bien entendu le droit d'avoir cette opinion. Sauf que Saint-Josse fait figure de pionnière dans la mise en place de rues scolaires. Elle a en effet été la première commune bruxelloise à adopter ce dispositif. En tant qu'échevin de l'Enseignement, Philippe Boïketé ne peut évidemment l'ignorer. Comme il doit savoir que son bourgmestre, Emir Kir, en a fait un argument de campagne lors des élections communales.

Quant aux "technocrates bobo" fustigés par l'échevin, ils sont hors du coup. Plusieurs associations de parents d'élèves se sont mobilisées devant des écoles pour réclamer une meilleure qualité de l'air. En tant que pouvoirs organisateurs de l'enseignement, les communes sont en mesure de répondre à ces préoccupations sans devoir en référer à la Région ou à une quelconque "technosphère" plus ou moins déconnectée de la réalité.

Pas de réaction de l'échevin

Nous avons évidemment tenté de contacter Philippe Boïketé pour l'interroger sur cette apparente contradiction entre la politique menée dans sa commune et ses prises de position publiques sur le thème des rues scolaires. Mais malgré l'envoi de sms, de messages vocaux ou une approche via les réseaux sociaux, nous n'avons pas obtenu de réponse de sa part.

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