Un budget amputé de 38 millions pour l'opérateur bruxellois Actiris

38 millions de budget en moins pour Actiris
38 millions de budget en moins pour Actiris - © Thierry Roge -BELGA

C'est une information de BX1 : le budget d'Actiris qui sera prochainement soumis au Parlement pour adoption est inférieur aux 720 millions d'euros, alors que le budget 2019 tournait autour des 750 millions. Pourtant, à la lecture de la DPR (la déclaration de politique régionale du gouvernement), on aurait pu s'attendre à voir le budget de l'office bruxellois de l'emploi (Actiris, donc) sinon augmenter, en tout cas se maintenir à son niveau de 2019.

Des économies dans tous les départements

En effet, la DPR prévoit deux mesures phares en matière d'emploi et de formation. Il y a d'abord ce que le gouvernement a baptisé "la garantie solution". Soit l'extension de la garantie jeunesse à l'ensemble des chercheurs d'emploi. La garantie jeunesse prévoyait de fournir un stage, un apprentissage ou une formation à tout chercheur d'emploi de moins de 25 ans dans les 6 mois suivant son inscription chez Actiris. La garantie solution s'appliquera à l'ensemble des chômeurs, sans condition d'âge.

La seconde mesure vise à créer un revenu de formation pour inciter les chercheurs d'emploi à s'inscrire à une formation. Comme on s'en doute, ces deux mesures nécessitent des moyens budgétaires supplémentaires. La garantie formation, ce sont 300 équivalents temps plein, estime un responsable syndical bruxellois. Quant au revenu de formation, il implique de multiplier par quatre les budgets actuels. 

Mais le Ministre du budget est passé par là. Pour mener à bien ses grands projets en matière de politique climatique, le gouvernement a serré la vis dans tous les secteurs. Comme ses collègues, le Ministre en charge de l'emploi et de la formation, Bernard Clerfayt (DéFI), a dû resserrer les crans de la ceinture et consentir à des économies. 

Peut-être au printemps

Dans l'état actuel du budget, la garantie solution et le revenu de formation resteront dans les cartons. Au cabinet de Bernard Clerfayt, on espère que l'ajustement budgétaire prévu en mars 2020 permettra de corriger le tir et de prévoir les moyens nécessaires. Du côté syndical, en tout cas, la pilule est amère. 

"A défaut d'avoir les budgets, ça va devenir compliqué", observe Philippe Vandenabeele, secrétaire régional de la CGSLB, le syndicat libéral. "Ca ne pourra pas se faire sans probablement arrêter ou diminuer certaines autres actions, certaines autres ambitions et ça ça pose véritablement problème.  On trouve qu'il y a vraiment une incohérence entre d'une part les ambitions affichées et d'autre part les concrétisations à travers les annonces budgétaires."

Rendez-vous donc lors de l'ajustement de printemps. Ce sera l'heure de vérité pour les promesses du gouvernement en matière d'emploi et de formation. 

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