Avis négatif et contretemps pour le promoteur du stade national au Parking C

Le Stade, imaginé par Ghelamco
Le Stade, imaginé par Ghelamco - © Tous droits réservés

Le futur stade national, au Parking C près du Heysel, sera-t-il construit dans les temps? Pourra-t-il accueillir des matches de l'Euro2020? Le timing est serré or un nouveau contretemps vient retarder légèrement le projet.

Le promoteur Ghelamco a reçu fin septembre un avis négatif de la Région flamande en matière de mobilité. Il aurait sous-évalué l'impact du futur stade sur la circulation.

Du coup, il va corriger son rapport d'incidence pour soumettre une nouvelle version à la Région flamande.

Ghelamco doit faire des corrections

Pour décrocher ses permis, le promoteur doit obtenir un premier feu vert, un accord de la Région flamande sur le rapport d'incidence (en néerlandais, le 'MER', milieueffectenrapport).  Un document d'un millier de pages où le promoteur détaille l'impact environnemental du futur stade, quels effets il aura sur le bruit, la nature, le trafic... Mais la Région flamande, avant même de se prononcer sur ce rapport, a fait savoir au promoteur que le chapitre "mobilité" n'était acceptable.

Ce chapitre a fait l'objet d'un avis négatif en septembre, nous confirme l'administration de la Région flamande sans en donner les raisons.

Le promoteur a sous-estimé le trafic supplémentaire

L'Agence Belga, qui a pu parcourir le document, détaille. Ghelamco estime que le stade n'aurait pas d'impact significatif sur le trafic aux alentours. Le promoteur part du principe qu'une moitié des supporters viendront à vélo, à pied ou en transports en commun.

C'est une mauvaise évaluation, répond en substance la Région flamande. Elle estime, pour sa part, que plus de 80% des supporters pourraient se rendre au stade en voiture. Elle se base sur une étude des comportements actuels des supporters et sur la part du public qui devrait venir de l'extérieur de Bruxelles pour assister au match.

D'après Belga, la Région flamande reproche aussi un manque de clarté sur la compatibilité des plans de circulation proposés avec la saturation actuelle du ring.

Reculer pour mieux sauter?

Le promoteur a vraisemblablement préféré retirer son rapport et corriger son chapitre mobilité, plutôt que risquer un refus du rapport dans son intégralité.

Dans un communiqué, il relativise: "il ne s'agit que de clarifications" et de "documents manquants". En précisant que  "cela n'aura aucun impact sur le calendrier, et par conséquence sur l'échéance pour la construction du stade afin de ne pas mettre l'Euro2020 en péril".

Une course contre la montre

Le contretemps ne devrait pas être important si le promoteur corrige vite et si le résultat final convient à la Flandre.

Mais vu le contexte, même un petit retard n'est pas une bonne nouvelle. Le timing est de plus en plus serré.

Au printemps, le promoteur confiait à la RTBF qu'il faudrait achever les travaux pour juillet 2019, si on veut avoir un stade pour la date butoir de candidature pour l'Euro2020 (lire ICI). Or les travaux dureront environ 30 mois (lire ICI). Un bref calcul... amène à février prochain pour la première pierre, dans 4 mois... alors que les permis ne sont pas encore délivrés (permis d'environnement auprès de la province du Brabant Flamand, permis d'urbanisme auprès de la commune de Grimbergen), qu'ils impliqueront chacun 30 jours d'enquête publique et que des recours sont à craindre.

Ce n'est pas perdu, mais ce n'est pas gagné.

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