ULB: une salle d'audience plus vraie que nature pour les juristes fraîchement diplômés

Vous le savez peut-être, les études de droit sont très théoriques. La plongée dans le monde professionnel n’est donc pas toujours facile pour les juristes qui sont fraîchement diplômés. La faculté de droit de l’ULB vient justement de reconstituer en ses murs une véritable salle d’audience. L’objectif est que des procès fictifs s’y déroulent. Les étudiants de dernière année peuvent se familiariser aux plaidoiries et réquisitoires.

Une affaire fictive en conditions réelles

"Dans la nuit du 14 ou 15 décembre à 23 heures, un couple de touristes japonais a reçu, n’ayons crainte de l’admettre, un très mauvais accueil…" 12 procureurs, 12 avocats et au centre des débats, le vol d’un appareil photo à deux pas de la Grand-Place. Si l’affaire est imaginaire, le mobilier, la disposition et le cérémonial, tout ici ressemble à un vrai tribunal.

"Les études à l’université sont généralement très théoriques, donc ici avec ce cours, on a vraiment la possibilité de mettre en pratique ce qu’on a vu pendant les cinq années."

"Dans six mois, nous explique cette jeune femme, c’est possible qu’on doive déjà plaider devant un réel tribunal. On a la chance d’être encadré par des professions qui nous disent "OK, ça, c’est bien, ça, ça ne va pas." On désacralise la chose. Si on se casse les dents, on se casse les dents, mais voilà en tout cas, on essaye."

"Ce n’est pas du théâtre !"

Pour incarner le juge, qui d’autre que le vice-doyen de la faculté, Patrick Mandoux, qui insiste : "Ceci n’a rien à voir avec du théâtre !On ajoute une dimension communication en milieu judiciaire, mais c’est un cours de droit, c’est un cours sérieux qui leur permet de revoir leurs enseignements, mais dans une optique réaliste."

Créer un pont entre l’ULB et le palais de justice, c’est l’objectif de cette salle d’audience au sein de l’université.

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